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Hamadou Tidiane Sy, Directeur Ejicom : « Au Sénégal,  le journalisme est déjà en plein dans le numérique. »

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Hamadou Tidiane Sy dirige, aujourd’hui, l’Ecole supérieure de Journalisme,des Métiers de l’Internet et de la Communication (Ejicom) qu’il a créée en 2011. Cet ancien du Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information (CESTI) qui a servi dans le passé à l’AFP, à la BBC, et a fait des piges dans d’autres grands médias, est aussi le fondateur du site www.ouestaf.com. Ce site a remporté en 2008 et 2009 le prix du Meilleur portail d’informations aux UEMOA NET.COM  AWARDS. Dans cette interview qu’il a accordée à l’équipe de Socialnetlink, M. Sy parle des avantages de l’Internet pour les écoles de formation, du journalisme à l’ère du numérique et de sa lecture sur l’utilisation des TIC au Sénégal. *

Quels avantages, aujourd’hui, Internet offre aux écoles de formation en journalisme ? 

C’est tout d’abord l’accès à l’information. Et cela ne concerne pas seulement les écoles qui forment en journalisme. Aujourd’hui, l’Internet est devenu un outil incontournable. Ce que les fréquences, l’imprimerie et le téléphone ont représenté un moment pour les médias (…), aujourd’hui je crois que l’Internet est en train de jouer le même rôle important, pas seulement pour les écoles de journalisme mais pour l’ensemble des écoles de formation quel que soit le domaine.

On se dirige de plus en plus vers le numérique, quelle doit être la place du journalisme dans cette ère du numérique ? *

Le journalisme est déjà en plein dans le numérique. Il ne va pas vers. Les médias traditionnels, déjà, dans certains pays comme les nôtres se tournent vers le numérique. Par ailleurs certains médias ne font d’ailleurs que des éditions digitales. Il y a des médias qui sont créés et n’existent que sur le numérique. Par exemple, mon site www.ouestaf.com ne fonctionne qu’en version digitale c’est-à-dire sur Internet seulement. Ces médias n’ont pas de version radio, télé ou support papier mais n’existent que sur Internet. A mon avis, les médias sont en plein à l’ère du numérique.

Quelle lecture faites-vous de l’utilisation des TIC au Sénégal ? 

Cela dépasse le cadre sénégalais. Il y a un engouement, certes, mais il ne faut pas se leurrer. Il y a un engouement en milieu urbain, et au au niveau d’une certaine classe. Mais n’oublions pas au Sénégal, nous sommes encore à 25 ou 27% de pénétration si je ne me trompe. Ce chiffre prouve que les TIC ne touchent que le quart de la population. Cela signifie que les ¾ de la population sénégalaise n’ont pas accès à la connexion.

Le développement, comme je le dis souvent, ne se passe pas seulement à la Place de l’Indépendance ou au Palais de la République uniquement. Nous l’aurons lorsque dans le village le plus reculé, les gens auront accès aux services essentiels. L’Internet est en train de devenir, aujourd’hui, un service auquel au moins une très bonne partie de la population devrait pouvoir accéder. A partir de ce moment quand il se sera démocratisé, il pourra jouer un rôle important dans le développement.

Déjà, avec toutes les applications dont nous disposons dans par exemple la santé, l’éducation, l’information, le commerce, il est indéniable que l’Internet est en train de chambouler les choses, de changer fondamentalement la société, mais aussi avec sont lot de risques qui sont inhérents à toute chose, des dérapages auxquels nous assistons régulièrement

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