Réseaux sociaux

Lutte contre les violences basées sur le genre, briser les tabous par les TIC.

Un atelier de formation de deux jours sur les médias sociaux réunit à Dakar des acteurs de la lutte contre les violences basées sur le genre venant de 4 pays africains. L’objectif est de conscientiser les différentes parties prenantes sur le rôle que peuvent jouer ces outils de communication dans l’atteinte de leurs objectifs.

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet dénommé «Briser le silence, lever les tabous» et initié par l’Institut panos Afrique de l’Ouest (Ipao), des acteurs de la lutte contre les violences basées sur le genre sont en formation de deux jours sur les médias sociaux à Dakar. L’objectif de la rencontre ouverte hier, mercredi 27 mai, est, selon, Mame Coumba Thioye, coordonatrice du département Fem-mes, Enfants de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (Raddho) et point focal du projet, d’inviter les acteurs à s’approprier les médias sociaux pour un partage plus rapide de l’information.

Mame Coumba Thioye reste convaincue du rôle que peuvent jouer ces moyens de communication dans la lutte contre les violences basées sur le genre car, trouve-t-elle, «tout le monde utilise les médias sociaux. Et, ils permettent de partager l’information en temps réel». Mieux, ajoute-t-elle, «ils sont des outils performants en termes de prévention et de documentation». L’usage des médias sociaux permettra aussi une documentation de tous les cas de violences enregistrés dans les 10 organisations qui se sont engagées dans la mise en œuvre du projet.

Avec l’usage des médias sociaux, le projet «Briser le silence, lever les tabous» permettra aussi, à en croire Mame Coumba Thioye, de répertorier les différentes formes de violences et les actions de prise en charge et de préventions développées. S’y ajoutent les mesures préconisées par les autorités mais aussi les gaps et les contraintes en vue de dégager des orientations stratégiques.

Le projet regroupe des organisations venant de 4 pays: le Sénégal, la Mauritanie, le Mali et le Cameroun. A terme, avec l’apport des médias sociaux et le partage de connaissances des différents acteurs, la finalité visée par l’Institut panos est d’amener les Etats à respecter les engagements qu’ils ont pris dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Mame Coumba Thioye trouve que des pays, à l’image des Sénégal, ont ratifié toutes les Chartes et Conventions contre les violences faites aux femmes mais leur application fait souvent défaut.

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