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Des internautes se rebellent contre le plus grand youtuber au monde à cause de sa fortune trop élevée

Le Suédois Felix « PewDiePie » Kjellberg, star de YouTube avec ses 37 millions d’abonnés et ses vidéos vues par plusieurs millions d’internautes, a publié mardi 7 juillet une nouvelle vidéo pour s’expliquer sur les gains de sa compagnie PewDiePie Productions en 2014. Ceux-ci s’élèvent à 63 millions de couronnes suédoises, soit 6,7 millions d’euros, selon le journal suédois Expressen. Ils étaient de 4 millions d’euros en 2013, selon Business Insider.
« Cela a explosé, explique-t-il. Ce dont les gens ne se rendent pas compte, c’est que mes vidéos ont neuf milliards de vues [au total], cela se convertit en quelque chose, il y a des publicités, je gagne de l’argent avec celles-ci. » Une partie des revenus de YouTubeurs provient également directement des éditeurs de jeux vidéo, qui, selon des sources dans l’industrie, déboursent plusieurs dizaines de milliers d’euros pour obtenir des vidéos dédiées à leurs jeux, même si M. Kjellberg s’en défendait en 2014.


« La vie n’est pas juste »

La communication des chiffres a valu de nombreuses réactions irritées des internautes, y compris des fans du Suédois de 25 ans. « De nombreuses personnes ont été choquées, mais aussi très, très énervées. Ils pensent que c’est injuste, que je passe mon temps assis toute la journée à crier devant mon écran — ce qui est vrai », reconnaît-il dans un éclat de rire, tout en rappelant ses débuts modestes comme vendeur de hot-dogs et de youtubeur amateur.
« Peu importe votre avis. La vie n’est pas juste », répond-il, désolé, à un internaute lui reprochant de gagner plus que d’autres vidéastes jugés meilleurs ou plus drôles, tout en ironisant sur ceux qui préféreraient voir cet argent alloué au budget militaire.

Au-delà de la simple question personnelle de Felix Kjellberg, multimillionnaire à 25 ans, la fortune du youtubeur le plus riche du monde est révélatrice d’une tendance de fond : la réorientation massive des budgets publicitaires de la presse vers les réseaux sociaux et YouTube en particulier.

Par effet de vase communicant, la presse spécialisée en jeux vidéo a assisté dans le même temps à la chute de ses revenus publicitaires. « Depuis trois ans, la publicité sur Internet s’est proprement effondrée. Les éditeurs ont moins d’argent, et ils préfèrent le mettre sur YouTube ou Facebook », déplorait mardi 7 juillet dans une vidéo Thomas Cusseau, rédacteur en chef du site spécialisé Gamekult, qui vient de relancer une offre premium pour enrayer la chute de ces rentrées financières, divisées par deux en cinq ans. Mi-mai, un des sites français historiques, jeuxvideo.fr, annonçait sa fermeture.

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