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Les PME au Sénégal ne sont pas accompagnées par l’état selon Moustapha Diop, DG de SOLID

Moustapaha-Diop-DG-Solid

Contrairement aux entreprises de l’Afrique du Nord (Maroc et Tunisie), les Petites et moyennes entreprises sénégalaises (Pme) ne sont pas accompagnées par l’Etat, lorsqu’elles vont à la conquête de nouveaux marchés situés hors du pays. C’est du moins la conviction de Moustapha Diop, directeur général de Solution informatique durable (SOLID), qui a par ailleurs demandé une organisation du secteur par rapport à la concurrence étrangère. Il s’exprimait en marge de la célébration des 10 années de ladite société, jeudi 17 décembre.

Moustapha Diop a d’ailleurs profité de l’occasion pour faire un plaidoyer dynamique en faveur des Pme sénégalaises qui croulent, selon lui, sous le poids de la concurrence des sociétés étrangères. « Le gros problème qu’on a pour le développement des Pme, c’est l’accompagnement financier des structures ».

Le marché sénégalais est inondé par des sociétés venues du Nord de l’Afrique

A l’en croire, « lorsque vous demandez et posez des projets, on vous réclame pratiquement ce que vous demandez en contrepartie pour pouvoir vous le prêter ». Pis, fait-il remarquer, le marché sénégalais est inondé par des sociétés venues du Nord de l’Afrique, à savoir de la Tunisie et du Maroc, qui sont accompagnées par leur Etat. Par contre, a-t-il déploré, « moi, je vais chez un client avec mes propres moyens, pendant qu’une société tunisienne ou marocaine est financée par son Etat, et parce que le Sénégal lui a ouvert complètement ses portes avec des avantages fiscaux conséquents, il me fait concurrence ».

Par conséquent, se défendant toute idée de vouloir interdire l’accès des entreprises étrangères au Sénégal, Moustapha Diop a invité les autorités du pays à organiser le secteur. Pour lui, il est nécessaire « s’il manque de compétences sur un domaine précis, qu’une entreprise qui vient travailler soit obligée de travailler avec une autre sénégalaise, pour qu’un transfert de compétence puisse se faire et que la valeur puisse rester au Sénégal ». Cela, tout en précisant cependant que l’expertise locale est bien au rendez-vous aujourd’hui. Mieux, et se faisant l’avocat des Pme sénégalaises, le Dg de SOLID trouve « qu’il faut qu’on accompagne les Pme sénégalaises au même titre que les Marocains ou les Tunisiens, qui sont accompagnés pour aller travailler ailleurs. Il faut qu’on nous accompagne pour aller travailler ailleurs aussi ».

Jean Michel Diatta

Source : Sud Quotidien,

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