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Lancement d’une plateforme de protection des lanceurs d’alerte en Afrique

C’est par le biais d’une conférence de presse qu’il a été procédé, hier, au lancement officiel de la Plateforme de protection des lanceurs d’alertes en Afrique.

Une instance qui prévoit, entre autres, de venir en aide à ces personnes qui risquent leurs vies, à éclairer la lanterne des citoyens lambda sur des informations ayant trait avec des activités illégales, ou des actes de corruption, que ce soit dans les secteurs public et privé,économique, politique, minier ou environnemental,qui concernent l’Afrique.

Au grand bonheur des lanceurs d’alertes enAfrique,une nouvelle Organisation non gouvernementale est née pour prendre leur défense. Dénommée Plateforme de protection des lanceurs d’alertes en Afrique, cette ONG a pour but d’ « aider les personnes qui choisissent de faire ce qui est juste en défendant le bien commun sans qu’elles ne soient obligées de le payer parleur citoyenneté, leur liberté, leur emploi, leur sécurité, leurs revenus ou même leur vie », a déclaré le président fondateur William Bourdon.

Là où les institutions démocratiques sont faibles et sans réel pouvoir, elles ne peuvent efficacement protéger la société ou traduire en justice les malfaiteurs et les lanceurs d’alertes qui prennent position et se retrouvent fréquemment en danger dans des situations vulnérables, précaires et marginalisés. Cet état de fait est plus fréquent en terre africaine. C’est de ce constat qu’est née ladite Plateforme.

Connu en sa qualité de président de la Sherpa, une association française spécialisée dans la défense des victimes de crimes économiques, William Bourdon estime que « les lanceurs
d’alertes vont devenir la grande affaire du 21ème siècle » qui, selon lui, a vu paraitre au grand jour, de graves révélations au niveau mondial, que ce soit des détournements de deniers publics,la corruption ou toute autre activité illégale (Affaire Panama Papers,Antoine Deltour « LuxLeaks » etc.).

Le travail citoyen des lanceurs d’alertes, dont le seul but est de faire parvenir l’information au peuple, n’est pas toujours apprécié par les autorités gouvernementales ou privées. Ils se retrouvent ainsi dans des situations précaires, de représailles et de vengeance. La structure en question rassure ces derniers en leur proposant une assistance technique, juridique, médiatique, une recherche et assistance législative ainsi qu’une formation des experts juridiques.

Selon Khadija Sharif, journaliste d’investigation sud-africaine et Directrice de l’ONG PPLAAF, « les lanceurs d’alertes peuvent entrer en contact avec l’équipe de PPLAAF via un site internet sécurisé avec un service de messagerie crypté et une hotline en français et en anglais » avant d’inviter les intéressés à visiter le site qui, selon elle, est conçu par des informaticiens spécialisés notamment composés d’anciens lanceurs d’alertes.

PPLAAF est une plateforme basée sur le droit sénégalais. Elle se propose également de participer à la rédaction, la solidification ou la conception de législations pertinentes en Afrique, plus particulièrement au Sénégal, où on note une absence de lois qui assurent la protection et la sécurité des lanceurs d’alertes.

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