E.commerce

Entretien avec Boury THIAM de comparez.sn: “Notre plateforme permet de trouver la meilleure offre au meilleur prix”

Malgré leur apparition récente au Sénégal, aujourd’hui, les sites de E-commerce se comptent par dizaines. 

Cependant, les internautes retrouvent sur ces derniers, pratiquement, les mêmes produits. Dès lors, il serait utile d’avoir une solution qui permettrait de les comparer afin de permettre aux clients de trouver très rapidement ce dont ils ont besoin.

Boury THIAM dirige la plateforme comparez.sn, un site de E-commerce qui vient d’apporter cette solution pour les internautes sénégalais : trouver la meilleure offre au meilleur prix.Elle a accordé une interview  à Socialnetlink.

Pouvez-vous nous parler du concept Comparez, pourquoi un “agrégateur” de site de E-commerce ?

Le commerce en ligne multiforme africain, bien qu’assez récent, n’est pas des moindres. Nous notons une forte augmentation des boutiques en ligne, qui pour la plupart, propose les mêmes types de produits. L’utilisateur final, à la recherche de l’offre la plus avantageuse, se perd rapidement.

C’est dans ce contexte que notre solution simple, utile, intervient pour regrouper tous les acteurs. Nous avons mis en place une plateforme qui, suite à une requête, interroge tous les sites de ventes (market place et site d’annonces) et effectue un classement prix par ordre croissant pour permettre au e-acheteur de trouver la meilleure offre au meilleur prix.

 

Est-ce que le concept d’E-commerce est bien compris dans le marché ?

Boury-Thiam

Boury THIAM de comparez.sn

Vous conviendrez avec moi de la réalité d’une transition des points de ventes physiques vers des places de marché virtuels. Le marché africain, s’est adapté à cette nouvelle forme de commerce, et à sa manière.

Nous parlons bien d’un E-commerce spécifique à l’Afrique, et dans lequel nous avons besoin, d’abord, de toucher, ensuite, d’essayer et enfin, d’être rassurés avant règlement. D’où l’adaptation des acteurs sur le paiement à la livraison.

Il faut le reconnaitre, nous sommes une génération sacrifiée du concept, car perpétuellement dans le ‘’Customer education’’. Figurez-vous, qu’en 2024, 45% des Africains auront entre 18 et 25 ans, et cette nouvelle génération est déjà très connectée aujourd’hui. Pour illustration, je vous donne l’exemple de mon neveu. Agé de 11 ans, il arrive à déverrouiller tous les smartphones de la maison.

 

Comment votre startup compte-t-elle relever le défi du E-commerce au Sénégal et en Afrique ?

L’agrégation de tous les sites de vente en ligne nous positionne comme facilitateur d’achat online, en aidant le buyer2.0 à faire son choix de manière efficiente.

Et pour conforter notre positionnement d’outil d’aide à la décision nous avons intégré à notre outil un simulateur de crédit à la consommation qui donne à l’internaute une idée précise des modalités de crédit des banques et microfinances. Conscients que E-commerce va de pair avec E-paiements, nous proposons également une comparaison de tous les acteurs du transfert d’argent.

En intégrant toutes ces dimensions, comparez.sn devient un « all in one » pour tout utilisateur.

 

Quels sont les principaux problèmes que rencontre le secteur du E-commerce et comment les contourner ?

Le plus important est celui du panier électronique, pour passer outre l’obstacle du paiement. Le mobile constitue le moyen le plus adapté face aux 700 millions d’abonnés. Il y a l’argument récurrent du faible taux de bancarisation dans tous les discours, mais nous oublions aussi que ces banques ne couvrent que les grands centres urbains, contrairement aux Télécoms ‘’sans frontières’’.

Les défis de la connectivité reliés à l’adoption aux principes du portefeuille électronique sont la solution.

 

Quel est le rêve ou les ambitions de votre structure d’ici 5 ans ?

Nous avons pour ambition de participer à notre échelle au développement de l’économie numérique. Notre objectif principal étant de faire de comparez.sn le site référent africain. Nous sommes concentrés sur une scalabilité sous régionale de notre plateforme. Nous voulons d’ici les deux prochaines années être présent dans toute l’Afrique.

 

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