La communication  sur les réseaux réseaux n’est pas une mince affaire.  Il faut avant tout savoir comment parler sur la toile pour attirer le maximum d’internautes et d’être compris par une stratégie digitale  claire, fluide et impactante. Ce travail de professionnel demande une certaine consécration et responsabilité  surtout pour une équipe qui s’occupe de l’image d’un homme politique. 

Vendredi dernier, le président du Kenya, Uhuru Kenyatta, a désactivé ses comptes Facebook et Twitter. Son chef de cabinet a expliqué qu’il y avait eu un accès non autorisé à ses outils de gestion de médias sociaux officiels.

Le gouvernement du Kenya avait déjà désactivé ses médias officiels en 2018. Mais il n’est pas le seul à faire face à la délicate mission de faire de la politique sur les médias sociaux.

Aux Etats- Unis, Donald TRUMP utilise son compte personnel sur Twitter pour communiquer sur des questions de politiques publiques officielles tout en se livrant.

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Au Zimbabwe, les membres du gouvernement ont ouvertement remis en question la véracité d’une annonce postée sur le compte Twitter du président Emmerson Mnangagwa. Selon eux, le président ne gère pas toujours personnellement son compte. Le mois dernier, le ministre des TIC de l’Ouaganda, Frank Tumwebaze, a conseillé au porte- parole du gouvernement et au ministre rwandais à s’abstenir de tenir des discussions d’ordre diplomatiques sur Twitter car il y a de meilleurs canaux disponibles.

Pour mieux  comprendre comment les gouvernements peuvent communiquer de manière optimale sur les médias sociaux, le site africanews a interpellé Joseph Owino, fondateur et PDG d’Owino Solutions, une entreprise du Web et des médias, de partager ses réflexions sur le sujet.

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“Je pense que la première chose à faire est de restreindre le nombre de personnes qui y  ont accès. Mais aussi on doit former les gestionnaires, mis au courant des dernières tendances, des derniers standards internationaux, sur ce qui peut arriver. Elles doivent être en rapport direct avec les équipes du gouvernement qui ont en charge les politiques et  la gouvernance de l’Etat”., explique le patron de d’Owino Solutions.

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Pour lui, les fonctionnaires doivent être formés afin de différencier leurs opinions à celles du président s’ils effectuent des posts. S’ils sont professionnels, des gens qui savent qu’ils communiquent au nom du président, ils mettront de côté leurs propres opinions. Ainsi, ils pourront publier les déclarations officielles attribuées au président.

En Afrique, c’est le compte du président éthiopien qui est actuellement le mieux géré. Eux, ils ont rationalisé leur communication et politique numérique. Pour Joseph Owino, c’est un bon exemple qui peut inspirer les autres pays.