Comment bâtir un partenariat public privé durable au Sénégal ?

La cour de l’économie mondiale, ainsi que les enjeux mondiaux de développement dictent un changement nouveau de paradigmes.

Sans doute, la force d’un pays se mesure aujourd’hui par le poids de son secteur privé. Avoir des entreprises à fortes valeurs ajoutées et compétitives à l’international fait partie des agrégats ou indicateurs de l’état de santé d’une économique porteuse de croissance.

Mieux, c’est un facteur déterminant au concert des nations. D’ailleurs, le concept de diplomatie économique qui par essence donne une priorité politique au service du redressement économique d’un pays est la nouvelle donne prônée par les pays conscients des enjeux économiques actuels.

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Dés fois, au Sénégal, je me crois d’être dans une rêve. Tellement la place du privé dans les affaires publiques sénégalaise est insignifiante au regard des pays en développement. Sans pour autant être pessimiste nous avons toujours la chance et l’opportunité de porter les plus grands défis de changement que nous espérons tous voir à cet effet. Pour ce faire, il faudrait une touche collaborative entre le pouvoir publique et le secteur privé sénégalais.

Aujourd’hui, à mon sens, l’Etat du Sénégal gagnerait à confier une partie de ses politiques publics aux entreprises privées particulièrement celles évoluant dans le secteur du numérique.

Pourquoi ?

L’avantage de cette démarche serait énorme. Car cela permettra de reformer le tissu économique du pays par la création d’emplois, la création de grandes entreprises compétitives à l’échelle international sans oublier l’apport remarquable à la modernisation ou la dématérialisation des procédures administratives. Loin d’être nihiliste également, l’Etat a beaucoup fait via l’ADIE. Cependant, cette agence se trouve parfois limitée dans la mise en œuvre de certaines solutions. J’en ai pour preuve la numérisation des états-civils. Certes, on peut noter des facteurs bloquants de ce projet comme : l’électricité, l’internet ainsi que les équipements connexes.

Par conséquent, il serait plus idéaliste et opportun d’impliquer le prive Sénégal dans la mise en œuvre de certains projets phares de forts impacts sociaux.

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Au-delà de tout lobbying et de plaidoyer, il urge cependant pour les entreprises du numérique sénégalais de se regrouper au tour d’un seul objectif : l’intérêt du Sénégal. Je ne dis pas le contraire. Mais, la stratégie du “meute” serait plus opérationnel, plus durable, plus viable et nationaliste à conduire une synergie d’actions concrètes. La réalité est que seul l’union nous permettra de saisir toutes les opportunités du marché africain. Sans cela, nous manquerons le rendez-vous de la mondialisation économique.

Nous avons des modèles, nous avons la compétence, nous avons les ressources qu’il faut. Instaurons la confiance mutuelle et faisons du Sénégal un Hub Digital qui produit des technologies du future pour les citoyens de demain.

Malick FAYE
Altruiste
@m6informatique
“OSEZ entreprendre ”