C’est un secret de polichinelle de dire que le continent africain est en pleine mutation dans le domaine du Numérique. Avec une forte croissance de l’utilisation du mobile, l’Afrique devient de plus en plus un continent connecté malgré le faible taux d’accès à internet noté dans certains pays.

Nonobstant,  avec ses 54 pays , l’Afrique  regroupe un marché de  plus de 1,2 milliard de personnes.

Comment révolutionner alors le Numérique dans le continent?

C’est la question que tente de répondre le projet Smart Africa. Dans une contribution  publiée par nos confrères de Latribune.fr  Lacina Koné, directeur général du Secrétariat de Smart Africa   explique pourquoi ce projet est primordial pour le développement  du continent.

Il se base sur trois  points majeurs “le renforcement des infrastructures Internet en Afrique (fibre optique, câbles sous-marin, satellites, déploiement des réseaux mobiles, création de « data centers » pour réduire les coûts facturés aux consommateurs) et le développement de contenus africains exportables dans les domaines de la e-santé, de la e-éducation, de la e-agriculture et du e-commerce pour répondre aux problèmes de l’Afrique. La formation des Africains aux nouvelles technologies constitue le troisième axe prioritaire de l’Alliance afin de créer les millions d’emplois manquants.

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Au delà de ces lignes prioritaires, il faut également noter la nécessité de mettre en place un marché commun pour faciliter les échanges entre pays afin ” d’accélérer le désenclavement numérique du continent en rassemblant États membres et secteur privé autour d’initiatives concrètes, avec un credo : faire des nouvelles technologies le fer de lance du développement africain

Le technicien précise également que  toutes ces avancées seraient vaines sans la levée des barrières réglementaires qui freinent la mise en place du marché unique, dont la perspective a été concrétisée par la création de la zone de libre-échange continentale, ratifiée le 21 mars 2018.

C’est pourquoi Smart Africa a créé en mai 2017 le Conseil africain des régulateurs (CAR), qui œuvre à l’harmonisation réglementaire de l’itinérance et des communications internationales au sein de l’espace Smart Africa ainsi qu’à la réduction des coûts et des tarifs de communication” dit-il avant de citer l’initiative pilote qui a été lancé entre le Gabon et le Rwanda pour le service voix visant à réduire les coûts des appels internationaux et de « roaming » et de supprimer les taxes s’y rapportant, ce qui a eu pour effet de stimuler le trafic téléphonique entre les deux pays”, rappelle  le directeur général du Secrétariat de Smart Africa