Le développement de l’internet ne doit pas être dans un tunnel sans issu. Aujourd’hui, avec les technologies, aucun pays ne veut rester en rade. Au Sénégal, la vision d’être un hub numérique en Afrique de l’ouest est en gestation avec les différents projets en cours dont la Stratégie Sénégal Numérique. 

Cet élan de vulgarisation pour un internet pour tous apparait comme  la voie à prendre pour faire de notre pays un levier puissant. C’est ce que pense Mamadou Baal, expert audiovisuel et conseiller du Président du CNRA. 

Le Sénégal est bien en avance parce que le numérique est  partout, l’internet est partout.  Le Sénégal s’y est pris très tôt. Depuis 2008, nous y avons beaucoup travaillé avec le comité national numérique qui est mis en place  et ensuite avec le CONTAN et son comité exécutif. Nous avions reçu plusieurs missions du chef de l’Etat qui dans son PSE, a compris que l’internet est indispensable pour avancer et rapidement. Outre l’infrastructure TNT, nous avons mis en place la fibre optique dans tout le Sénégal. A l’heure actuelle, non seulement l’infrastructure TNT est déjà en place au Sénégal, mais aussi la fibre optique est partout au Sénégal. Le pays est labouré par 4200 km de fibre optique d’une grande capacité.  C’est unique dans les pays au sud du Sahara. Cette capacité peut nous tenir pendant une trentaine d’années encore sans qu’on ait besoin d’augmenter la capacité. Le Sénégal a le haut débit.” 

Selon Monsieur Baal la  fibre optique, non seulement,  “nous permet de transporter quelques informations partout au  Sénégal, mais elle nous relie au monde entier. Aujourd’hui nous pouvons travailler de façon virtuel. Dans le volet de la médecine, des opérations peuvent aussi se faire à distance grâce à la télémédecine. C’est très important. Nous pouvons conserver ou bien partager des contenus à une très grande vitesse quelle que soit la lourdeur et le poids de ce qu’on veut envoyer.”

L’expert pense  que le Sénégal  fait partie des pays les plus avancés en matière de capacités et d’infrastructures. Ce qui nous reste à faire, c’est d’avoir les ressources humaines qu’il faut pour gérer nous même les infrastructures. Ils doivent être gérés par des Sénégalais et non par des étrangers car c’est une question d’indépendance” dit-il.

 

Comments

comments