La 2e édition du congrès de la technologie et de l’innovation, CyFy Africa, qui débattra, du 7 au 9 juin à Tanger, de questions liées à l’exploration des innovations locales et des systèmes de gouvernance de données émergents, réunit plus de 200 intervenants représentant 64 pays, ont annoncé les organisateurs.

Tenu sous le patronage royal, l’événement est organisé par le Centre d’études et de recherches ORF (Inde) et le centre africain de recherche ORFA, en partenariat avec le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie numérique, l’université internationale de Rabat et la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy a indiqué que cette rencontre se veut une plateforme de débat et d’échange d’idées “de façon à sortir avec des recommandations dans des secteurs diversifiés que peut toucher le digital”. C’est un domaine de nature à transformer “les modes de production, de commercialisation, de création et de réflexion”, a fait observer le ministre, pour qui il est impératif de comprendre les mécanismes de ces évolutions “pour être des acteurs, et non pas de simples spectateurs de ce développement digital”. Le ministre a mis en garde contre les dangers de l’utilisation du digital, tels que le e-commerce, “qui peuvent détruire des tissus économiques”, d’où la nécessité d’appréhender ces dangers et d’y apporter des solutions.

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De son côté, Samir Saran, président du Centre d’études et de recherches, le choix du Maroc s’est imposé de par sa position en tant que “point de rencontre des continents, des cultures, des traditions et des civilisations”. “À mesure que le continent gagne en importance, le leadership devient inévitable”, a souligné Saran, ajoutant que le congrès vise à “construire des communautés, créer des partenariats et des engagements économiques, et attirer des investisseurs au Maroc”.

Une pléiade d’intervenants venus des quatre coins du monde devront évoquer les opportunités économiques du cyberespace et la manière dont l’Asie et l’Afrique utilisent la robotisation et l’intelligence artificielle pour remodeler et reconstruire leurs sociétés. Le congrès est organisé autour de panels traitant notamment de la politique entre le virtuel et le réel, la lutte contre l’extrémisme violent, la digitalisation de l’Etat nation, l’identité humain à l’âge des flux virtuels, la géopolitique de la 5G, ou encore le journalisme à l’âge des nouveaux médias.

L’événement est marqué par la présence de plusieurs partenaires dont la délégation de lutte contre le terrorisme au Conseil de sécurité des Nations unies et le groupe qualifié de la coopération numérique du secrétariat général de l’Onu.

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