Traduire plus de 2000 langues africaines, c’est l’objectif de la plateforme OBTranslate.

Avec le numérique, toutes les transformations sont possibles. Ainsi, aucun secteur n’est épargné. C’est pourquoi Emmanuel Gabriel, le fondateur de l’entreprise OpenBinacle, créatrice de la plateforme de traduction, veut permettre aux 63% de la population du continent à avoir accès aux marchés mondiaux.

OBTranslate compte sur des humains pour effectuer les traductions.

« Dans les cinq prochaines années, nous espérons acquérir des milliers, voire des millions d’utilisateurs, pour assumer les tâches de traduction sur OBTranslate», déclare Emmanuel Gabriel dans un entretien avec scidev.

Cependant, pour des raisons techniques, actuellement la traduction en temps réel par les utilisateurs publics n’est pas encore opérationnelle.

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« Nous travaillons d’arrache-pied pour nous assurer que lorsque les gens présentent du matériel de formation en langues africaines… ils ne disent pas nécessairement aux machines ce qu’il faut rechercher. Le système devrait trouver des modèles lui-même, tels que des indices contextuels autour de la phrase source », explique-t-il. 

Mais pour rendre l’innovation plus conviviale et accessible, Bukunmi Seweje ajoute qu’elle devrait être intégrée aux plateformes de communication existantes telles que WhatsApp.


Pour rappel, le fondateur d’OpenBinacle confie que plus de 52 langues autochtones d’Afrique ont disparu et n’ont pas de locuteurs natifs.