Identifier un auteur de crime ou de délit en utilisant un logiciel de reconnaissance faciale est une réalité aux Etats- Unis.
Ce sont dans les films qu’on voyait la police qui utilise les enregistrements des caméras de surveillances pour identifier, voire localiser un malfaiteur.

Aux Etats- Unis, de plus en plus de polices font recours à cette technologie. Cependant, à San Francisco, les élus ont décidé d’interdire à leur police l’utilisation de logiciels de reconnaissance faciale pour retrouver des auteurs de crime ou de délits.

Ce qui fait d’elle, la première ville des États-Unis à bannir ces logiciels de surveillance très controversés.

« Les élus de cette capitale mondiale des nouvelles technologies estiment que la reconnaissance faciale, quand elle est utilisée pour lutter contre la criminalité, constitue une menace pour la démocratie et la vie privée. », rapporte RFI.

Cette technologie développée par le géant Amazon est déjà utilisée par une ville comme Oregon, contrairement à celle de l’élu, Aaron Peskin, qui est à l’origine de cette initiative d’interdiction préventive.

Pour lui, elle reste très imparfaite et connaît de nombreux ratés.

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Aaron Peskin voit, derrière cet usage judiciaire de la reconnaissance faciale, une menace pour les libertés individuelles : « C’est psychologiquement malsain quand les gens savent qu’ils sont observés partout dans l’espace public, dans la rue, dans les parcs. Je n’ai pas envie de vivre dans ce genre de ville. Cette technologie peut aussi être terriblement mal utilisée par le gouvernement. Donc, nous voulons renvoyer le génie de la reconnaissance faciale dans sa lampe. Il y a beaucoup de façons de sécuriser notre société mais nous ne voulons pas vivre dans État policier. Et cette législation tente de trouver le bon équilibre ».

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