Afrimarket, plateforme d’e-commerce fondée par les Français Rania Belkahia et Jeremy Stoss est en procédure de liquidation judiciaire. Afrimarket n’a pas pu arriver jusqu’au bout!

Lancée en 2013, Afrimarket avait pour objectif de triompher dans le marché africain. Malheureusement, la start- up a été noyée par le géant Jumia qui a levé, pas longtemps, près de 200 millions de dollars quand elle faisait son entrée au New York Stock Exchange.

Malgré la recherche d’investisseurs lancée l’année dernière afin de pouvoir réunir des capitaux frais pour nourrir sa croissance, Afrimarket n’a pas pu résister à l’hégémonie de Jumia.

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« Dans le courant de l’année dernière, nous avons commencé à chercher des investisseurs pour un tour de table de 20 millions d’euros et nous sommes entrés en discussions avec plusieurs fonds. Nous étions en due-dil (process d’audit pré-levée) avec plusieurs acteurs. Deux d’entre eux se sont positionnés dans la dernière ligne droite, mais nous ont lâché au milieu de l’été. Le principe d’une start-up est que si on ne la finance pas, elle s’arrête. », confie Rania Belkahia  aux Echos.

Pourtant cette pépite parisienne avait misé, pour son développement, un montant de 50 millions d’euros, a encaisser à travers des levées de fonds (13,5 millions au total),  des concours bancaires et son chiffre d’affaires .

Pourquoi un tel échec ?

Comme nous savons tous,   le modèle des start-up repose d’abord sur une très grande prise de risque. Tout d’abord la maturité du marché : le e-commerce, extrêmement prometteur en Afrique, n’a pas encore délivré toutes ses promesses et se heurte encore à des complexités opérationnelles qui finissent par peser dans le bilan comptable.

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A côté, nous avons la frayeur des investisseurs qui estiment que seul un grand acteur peut réellement émerger et s’imposer, ce que Jumia a su concrétiser en se finançant massivement sur le marché boursier américain.

Enfin, le modèle de croissance qui repose sur des investissements très importants. Sur ce point, Rania Balkahia explique avoir mal évalué les besoins réels en capitaux : « Nous avions tous conscience que ce marché de l’e-commerce en Afrique requiert beaucoup de capitaux et il en aurait fallu dix fois plus pour y arriver. Il nécessite des moyens colossaux pour l’évangéliser et le stimuler. »

 

Avec les Echos