La gestion de l’Internet devient de plus en plus difficile à maitriser pour les utilisateurs, dont la plupart ignorent les dangers auxquels ils peuvent s’exposer, surtout concernant la protection de leurs données confidentielles.

Ainsi, il est constaté qu’au fil des années, les pays africains notent toujours un grand retard sur ce point. Même si le Sénégal vient de faire beaucoup de progrès dans ce domaine, avec l’obtention en 2008, de la première loi africaine sur la protection des données personnelles, suivie en 2013, par la mise en place de la commission de protection de données personnelles.
En outre, il est le deuxième pays africain à avoir adhéré à la convention 108, la convention du Conseil de l’Europe relative à la protection des données personnelles et aux autorités de régulation, la seule universelle, mondialement reconnue.

D’ailleurs, il est le seul pays du bureau exécutif en Afrique depuis une année. Ce mardi, marque l’ouverture du 2ème sommet international de la protection des données personnelles dans la capitale Sénégalaise.

Sur le plan national, il faut retenir qu’il ne peut y avoir de développement numérique en mettant de côté la protection des données personnelles. En effet, faire évoluer le cadre juridique de la protection des données et l’adapter au progrès rapide des technologies devient primordiale.

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Cependant, assister les pays qui ne disposent pas de lois, doit être inscrit comme une priorité forte auprès des institutions africaines, l’Union Africaine et la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest. Certes il y’a du chemin à faire, surtout en ce qui concerne la convention de MALABU qui demande l’intégration de 15 pays pour que sa mise en vigueur soit effective.

À cet égard, Awa Ndiaye, la directrice de la commission de protection des données personnelles (CDP) interpelle l’ambassadeur, vice président de l’Union Africaine, pour que les dispositions soient prises de façon vigoureuse afin que les pays qui ne disposent de loi et qui n’ont pas encore ratifié la convention puisse le faire avec l’accompagnement volontaire de l’UA pour y arriver. Ainsi au delà de la modernisation et de l’harmonisation des textes, le renforcement des moyens des autorités africaines de protection des données personnelles est fondamentale pour leur permettre d’assurer de façon optimale leur mission.