L’administration 2.0 peut-être définie comme l’utilisation des technologies de l’information et de la communication (TIC) avec en toile de fond Internet, dans l’optique de rénover la gestion des affaires publiques.

Elle est un ferment de concorde dans la relation administration et citoyen. En fait, l’administration électronique permet de proposer une offre de service publique plus efficace et efficiente mais aussi d’accroître la notion de transparence administrative lit du salut collectif en ces temps, où les plus fragiles d’entre nous sont laissés sur le carreau par un système politique figée et une économie qui profite en premier lieu qu’aux gens du système.

Cela dit, la maîtrise des technologies de l’information numérique ainsi que des savoir-faire en matière de gestion publique doivent être au cœur des préoccupations de l’Etat sénégalais.

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Aujourd’hui, à l’ère du numérique surtout de l’économie immatérielle, le retard pris par l’administration sénégalaise pour intégrer la société de l’information est énorme. Le gap est inouï. La dématérialisation bat son plein, le Sénégal traine des pieds. A ce rythme, il sera obligé de passer les sessions de rattrapage prévues en 2030 au Rwanda. Pays connu pour ses innovations, d’ailleurs, classé deuxième en Afrique subsaharienne au classement Doing Business 2018 de la Banque mondiale.

Un Etat responsable est un Etat qui donne l’exemple. C’est pourquoi, la transformation numérique doit être engagée dans l’administration vaille que vaille car elle constitue à la fois une nécessité et une opportunité. Si ce travail est fait avec exigence et rigueur, le Sénégal aura des managers publics autonomes mieux ils pourront aller dans le sens de la transparence susmentionnée à l’entame de mon propos. La numérisation des services publics facilitera le quotidien des sénégalais et améliorera l’efficacité de l’administration.

Un autre point positif de la digitalisation de l’Etat en particulier la dématérialisation des services est que l’administration jugée trop prodigue pourra maîtriser les dépenses publiques.

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Pour réussir ce challenge de numérisation des services de l’administration, l’Etat pourra travailler en parfaite synergie avec des start-up nationaux sérieux ainsi que des managers de l’information numérique comme par exemple des chefs de projet GED et dématérialisation, consultants des systèmes d’information, dans une logique collaborative dite open innovation. Du coup, ce capital immatériel permettra à l’Etat d’avoir une marge de manœuvre. En sus de cela, il pourra mettre en place une politique de gouvernance des données personnelles, à l’aune de l’explosion quantitative des données numériques.

L’administration sénégalaise doit accélérer sa révolution numérique si elle veut devenir le carrefour technologique de la sous-région dans les années à venir.

Par Birane Diop