L’ordinateur quantique sera le noyau du monde informatique dans quelques années. Cet ordinateur du futur est beaucoup plus puissant que les classiques que nous utilisons actuellement.
Dans une interview le professeur à l’UPMC, Claude Aslangul explique la différence entre un ordinateur quantique et un ordinateur classique.

Ainsi, il soutient qu’un ordinateur classique utilise des circuits électroniques intégrant des transistors, des résistances, des condensateurs… Ce type de circuit travaille en binaire, un élément ne se trouvant jamais que dans l’un des deux états possibles. Le courant électrique passe ou ne passe pas. L’ordinateur quantique, lui, fonctionne sur un autre principe : il n’a pas deux états possibles… mais une infinité.

Lire aussi: 90% des ordinateurs vendus au dans la sous région sont piratés ou contrefaits

Dans un entretien avec futura-sciences, le professeur explique que cette machine est capable de réaliser plusieurs opérations à la fois, un ordinateur quantique est, sur le papier, bien plus performant. Le principal obstacle à la réalisation d’un ordinateur quantique est la décohérence qui apparaît dès que le circuit devient trop grand. Il quitte alors le domaine quantique pour revenir dans le nôtre, où un objet n’existe que dans un seul état à la fois. Pour que les deux objets qui vont générer une infinité d’états quantiques soient stables, ils doivent garder une cohérence de phase. Cette unité très fragile, est détruite dès que le système quantique dépasse une taille qui est de l’ordre du microscopique.

On est actuellement capable de fabriquer des circuits de dimensions de l’ordre de l’angström, en gardant cette cohérence de phase stable. Mais lorsque l’on tente d’agrandir ces circuits pour en faire des calculateurs, ils perdent leur cohérence de phase et par la même occasion leur capacité à traiter des calculs de façon quantique.

Comments

comments