Après des succès au tribunal du travail, au tribunal du commerce et au tribunal de grande instance, la Sonatel refuse de leur payer leur dû.

Le collectif des ex-employés du centre d’appel Pcci est très remonté contre la Sonatel à qui il réclame la somme de 404 millions. Il l’a fait savoir hier devant le siège de la Sonatel après un sit-in avorté, suite au refus du préfet de Dakar de leur délivrer une autorisation.

Réunis en collectif, les ex-travailleurs de Pcci réclament leur argent à la Société nationale des télécommunications (Sonatel). Après des succès au tribunal du travail, au tribunal du commerce et au tribunal de grande instance, la Sonatel refuse de leur payer leur dû. « La Sonatel doit nous payer 404 millions de F CFA et vous avez l’incongruité de la dernière décision de justice ; ils nous disent qu’il faut cautionner 500 millions avant de toucher 404 millions.

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Des gens qui sont restés 14 mois sans salaire, certains ont été licenciés abusivement, comment vous pouvez demander à ces gens de cautionner cette somme ? » s’interroge le coordonnateur du collectif des ex-employés de Pcci. Youssoupha Ndao estime qu’ils sont aujourd’hui devant le siège de la Sonatel sur la Vdn, suite au long combat qui les oppose à cette société qui refuse d’accepter les injonctions de la justice. « Nous sommes ici pour rappeler au peuple sénégalais et à l’administration sénégalaise que d’honnêtes travailleurs sont restés 14 mois sans salaire ; qu’ils ont eu 3 décisions de justice favorables, notamment au tribunal du travail, au tribunal du commerce et au tribunal de grande instance, en date du 27 janvier passé, et jusqu’ici cette multinationale française de la France –Afrique refuse et use de dilatoire, d’arguments, pour ne pas payer ce qu’elle nous doit suite à ces condamnations », dit-il.

Selon lui, cela fait 14 mois que nous sommes en train de nous battre sans avoir l’appel du pied de l’administration. « Nous avons choisi cette déclaration pour pointer du doigt les carences de l’administration de Macky Sall, les carences du Ministère du Travail qui n’a rien fait du tout, les carences d’un ministre de l’emploi qui n’ose même pas faire une déclaration sur ce dossier », soutient-il.

Après la Sonatel, les ex-travailleurs s’en prennent au préfet qui a refusé leur demande d’autorisation pour faire un sit-in. « Nous avions prévu un sit-in et nous avions avisé l’administration préfectorale mais nous n’avons pas eu de réponse. Il a le devoir de nous expliquer pourquoi ce mépris alors que nous sommes des citoyens comme tout le monde ; il ne faut pas qu’il confonde son poste avec un poste de sinécure. Il est au service des populations sénégalaises », fustige-t-il. Cependant, on interpelle le président de la République et les personnes ressources de ce pays pour leur dire que personne ne devrait assister sans broncher à ce qui est en train de se passer avec ce collectif.