Apparues dans les années 2000, les pétitions en ligne sont de plus en plus utilisées par les internautes pour faire entendre leurs voix sur des causes qu’ils défendent.

« Oui, à la fermeture des mosquées et des lieux de culte », « Dites aux leaders d’industrialiser les traitements africains », « Renégocions les contrats pétroliers du Sénégal en faveur de l’intérêt général » … Voilà des exemples de pétitions que l’on peut retrouver sur la toile. Signer des pétitions en ligne peut-être compris comme étant une forme de mobilisation visant à faire pression sur les décideurs. Il suffit d’un clic, parfois de deux, pour que votre signature soit enregistrée. Le mot pétition est apparu pour la première fois en 1788 mais son utilisation via le canal internet ne date que des années 2000. En effet, ce type de mobilisation est de plus en plus utilisé depuis quelques années en partie à cause du développement des réseaux sociaux. Lire aussi: Des activistes lancent une pétition pour l’acquisition d’un appareil de radiothérapie Au Sénégal, il est possible  de consulter et signer des pétitions à partir du site : http://www.servicepublic.gouv.sn/e-citoyen/petitions/. Lorsque que le nombre de citoyens ayant signé une pétition atteint 20 000, elle est automatiquement soumise au Conseil économique, social et environnemental (Cese). En dehors de cela, des plateformes comme Avaaz, change.org ou encore mesopinions.com permettent à ceux qui le veulent de créer et de signer des pétitions gratuitement.

Une signature qui engage

A l’opposé d’une manifestation où le participant est noyé dans la foule, le signataire d’une pétition laisse lui des traces. Les causes soutenues par des pétitions peuvent ne pas arranger tout le monde et donc le risque de voir son nom ressortir des années après, peut vous coûter quelques soucis comme par exemple la perte d’un travail. Pire dans certains cas, le signataire peut se retrouver en prison comme par exemple en Turquie. Lire aussi: Pétition pour la réduction du coût d’accès à l’Internet au Sénégal De l’avis de Zoubida Berrada, une sénégalo-marocaine tout est une question de convictions. «J’assume mes convictions jusqu’au bout.  D’habitude les pétitions que je signe, soutienne des causes contre le sexisme et le racisme. Et si quelqu’un ne veut pas m’engager à cause de ça, ce n’est pas un problème parce que pour moi, c’est un engagement politique », fait-elle savoir.  Sans susciter un effet d’engagement chez lui, Mamadou Diop avoue qu’il lui arrive de signer des pétitions. « C’est une façon pour moi d’apporter mon soutien à une cause que je juge noble », argue-t-il.

Un public pas assez sensibilisé

Les pétitions peuvent devenir à la longue un outil de pression. Même si toutes les pétitions n’ont pas toujours le même effet attendu, il n’en demeure pas moins que dans beaucoup de pays, certaines décisions ont été revues à cause du nombre de soutiens obtenus par une ou des pétitions. Cependant, au Sénégal, la culture des pétitions ne semble pas très ancrée chez les consciences comme nous l’apprend Arona Ndiaye. « Une pétition ne signifie absolument rien pour moi », nous lance-t-il. On ne sait jamais si une pétition atteindra ou non son but mais n’empêche, elle permet de faire entendre sa voix à travers les réseaux sociaux.

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