Les personnes testées positives au coronavirus augmentent chaque jour. Et, avec les déplacements notés à l’intérieur du pays pendant la fête de la Tabaski, on craint une flambée des cas. Pour Maurice Soudieck Dione, il y a des incohérences, des insuffisances et des incompréhensions dans la communication du Gouvernement. C’est ce qui explique le relâchement noté chez la population qui a une certaine réticence par rapport à l’existence de la maladie. « Certains citoyens ne croient pas à cette maladie. Donc, le pari qu’il va falloir gagner c’est celui de la communication. Il faut que les gens prennent véritablement conscience de l’existence de la maladie. Il faut une communication fondée sur la vérité et sur la réalité des choses. Cette problématique de la communication se poursuit, sur les questions de vulgarisation des gestes barrières », a soutenu le professeur chercheur à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis.

A son avis, les mesures d’allègement prises par l’Etat du Sénégal sont compréhensibles dans la mesure où on ne pouvait pas continuer à vivre dans une logique d’enfermement. Cependant, il signale que le risque de prolifération de la maladie est réel et prévient-il : « Nous devons faire très attention par rapport à cette menace pour éviter qu’il ait une croissance exponentielle des cas graves. Cette menace est encore là ».

Abondant dans le même sens, Bruno Sonko, diplômé en sciences politiques et spécialiste de la Casamance d’ajouter : « je pense que l’Etat a été quelque peu frileux. Dès le début, il fallait être en confinement véritable et mettre les moyens pour soutenir les populations. Il y a des contraintes économiques qui font qu’on ne peut pas fermer le pays. Il faut faire un travail de sensibilisation pour que les populations puissent adhérer à la lutte contre la propagation du virus ».

Avec emedia

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