Le Bureau régional de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) pour l’Afrique a lancé un nouveau guide qui préconise de saisir les opportunités de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pour l’autonomisation économique des femmes dans l’agriculture. La publication est lancée aujourd’hui pour coïncider avec la Journée internationale de la femme rurale qui est célébrée chaque année le 15 octobre pour rendre hommage aux femmes et aux filles vivant dans les zones rurales.

La ZLECAf peut contribuer de manière significative à l’élimination de la pauvreté, à la création d’emplois et à l’amélioration de la sécurité alimentaire. Toutefois, la nouvelle publication intitulée « Saisir les opportunités de la Zone de libre-échange continentale africaine pour l’autonomisation économique des femmes dans l’agriculture » met en garde contre le fait que la ZLECAf pourrait exacerber les disparités et les discriminations existantes entre les sexes et aggraver la situation des femmes engagées dans le commerce et l’agriculture si l’inclusion des femmes n’est pas une priorité.

La ZLECAf modifiera les pratiques commerciales existantes et formalisera les marchés, ce qui pourrait empêcher les femmes d’y accéder et les reléguer davantage dans des chaînes de valeur informelles et moins lucratives.

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« Les femmes ne doivent pas être laissées pour compte », a déclaré Clara Park, responsable principale de la parité à la FAO. « Il est d’une importance capitale que nous créions des écosystèmes de soutien qui permettent aux femmes d’accéder aux opportunités créées par la ZLECAf et de redynamiser nos efforts pour lutter contre les inégalités existantes entre les sexes en matière d’accès et de contrôle des terres, des services, des technologies, des marchés et des connaissances. Nous devons amener les femmes et leurs organisations à la table des décisions », a-t-elle déclaré.

Nous devons amener les femmes et leurs organisations à la table des décisions

Le rôle clé des femmes dans la production et le commerce alimentaires en Afrique

Environ 85 pour cent de l’activité économique en Afrique est réalisée dans le secteur informel, où les femmes représentent près de 90 pour cent de la main-d’œuvre informelle. De nombreuses femmes rurales vendent également des biens et des produits agricoles par le biais de canaux commerciaux informels et du commerce transfrontalier.

L’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine établit la plus grande zone de libre-échange au monde. Ce marché unique vise à renforcer le commerce intra-africain, à faciliter les investissements, à améliorer l’intégration économique du continent et à stimuler la compétitivité des pays africains sur le marché mondial.

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Parmi les nombreux avantages que les femmes peuvent retirer du commerce dans le cadre de la ZLECAf, citons la possibilité de remonter la chaîne de valeur, de tirer parti des réseaux d’associations de femmes, de moderniser leurs entreprises et d’accéder à de nouveaux marchés.

Assurer l’inclusion des femmes

La publication fait des recommandations pertinentes pour les parties prenantes du secteur du commerce, notamment: des partenariats stratégiques pour développer des solutions innovantes et des recommandations politiques pour s’assurer que la mise en œuvre de l’accord ZLECAf offrira des opportunités qui profiteront aux femmes ; renforcer les capacités des femmes et des organisations de femmes afin qu’elles soient impliquées dans l’environnement commercial de l’Afrique et comprennent ce que l’accord ZLECAf implique, y compris ses opportunités et ses défis ; et engager le secteur privé à se connecter avec les groupes de femmes impliqués dans les chaînes de valeur agricoles.

La FAO reconnaît que les femmes jouent un rôle essentiel dans la production alimentaire en Afrique. La FAO travaille avec ses partenaires pour libérer le potentiel du commerce et saisir les opportunités de l’AfCFTA pour les femmes rurales.