La sixième édition des AKA TALKS s’est tenue ce samedi à Dakar autour du thème « ÉCHEC », réunissant entrepreneurs, experts, décideurs publics et acteurs de l’écosystème numérique. L’objectif était de briser le tabou de l’échec entrepreneurial et d’en faire un levier d’apprentissage et de réussite.
En cinq éditions, AKA TALKS s’est imposé comme un rendez-vous majeur de l’entrepreneuriat, avec plus de 50 intervenants, près de 1 800 participants et une communauté de plus de 5 000 abonnés. Cette sixième édition ambitionne d’élargir davantage son impact éditorial et opérationnel.
Pour le CEO et initiateur d’AKA TALKS, El Hadji Diop, le choix du thème répond à un besoin actuel de libérer la parole autour des difficultés rencontrées par les entrepreneurs. « Nous avons voulu mettre les mains dans le plat en abordant un thème fort, vecteur d’échanges, afin que notre communauté puisse capitaliser sur les retours d’expérience de speakers inspirants, de panels et d’un podcast live », a-t-il déclaré.
Selon lui, AKA TALKS est avant tout « un rendez-vous pensé par nous, pour nous », dont la vocation est de prolonger les échanges au-delà de l’événement grâce notamment à un magazine publié deux fois par an et disponible en français, en anglais et en wolof via un système de QR codes.
L’organisateur a également annoncé les prochaines étapes du développement du concept. Après une première édition internationale organisée à Montréal, la cinquième, AKA TALKS y retournera le 17 octobre 2026. Une nouvelle édition est également prévue au Sénégal le premier samedi de décembre, conformément au calendrier désormais établi avec deux rendez-vous annuels à Dakar et un à Montréal. « Nous voulons pérenniser AKA TALKS et l’étendre progressivement à d’autres pays africains afin de toucher davantage de communautés, notamment la diaspora africaine en Amérique du Nord », a indiqué El Hadji Diop.
Présidente de FESTIC (Association des Femmes Sénégalaises dans le Secteur du Numérique), Rokhaya Solange Mendy a salué une initiative devenue, selon elle, incontournable pour les entrepreneurs. « L’échec fait partie intégrante de la réussite. Lorsqu’on entreprend, il est normal de traverser des moments difficiles. Le plus important n’est pas de tomber, mais de se relever », a-t-elle affirmé.
Elle estime que des espaces d’échanges comme AKA TALKS permettent de lever le tabou de l’échec grâce aux témoignages d’entrepreneurs, de coachs et de spécialistes. Elle a également invité les organisateurs à délocaliser les prochaines éditions dans les différentes régions du Sénégal afin d’en faire bénéficier davantage de jeunes.
Invité de la rencontre, Khouraichi Thiam, administrateur du Fonds d’Appui à l’Investissement des Sénégalais de l’Extérieur, a insisté sur la nécessité de préparer les jeunes aux défis d’un environnement économique de plus en plus compétitif.
Selon lui, l’entrepreneuriat exige une formation précoce, aussi bien intellectuelle que technologique, mais également de l’audace, de l’endurance et un fort soutien communautaire. « Notre communauté doit devenir le premier soutien de nos entrepreneurs afin de leur permettre de grandir et de devenir de véritables champions », a-t-il soutenu.
Par ailleurs, l’ancien international sénégalais a appelé les jeunes à dépasser les complexes d’infériorité comme de supériorité et à croire en leur capacité de réussir. « Là où il y a échec, il y a aussi réussite. Il faut avo
ir le courage d’affronter les obstacles, car les difficultés précèdent toujours les succès », a-t-il conclu.
À travers cette sixième édition, AKA TALKS confirme sa volonté de promouvoir une culture de l’entrepreneuriat fondée sur le partage d’expériences, l’innovation et la résilience, tout en poursuivant son ambition d’étendre son modèle au-delà des frontières du Sénégal.
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