Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a appelé à la mise en place d’un pacte national fondé sur la science, la technologie et l’innovation afin d’accélérer la transformation du Sénégal et d’atteindre la souveraineté alimentaire. Il s’exprimait lors de la rentrée solennelle de l’Académie nationale des Sciences et Techniques du Sénégal (ANSTS).
Devant les membres de l’Académie, des chercheurs et des invités venus de plusieurs pays, le chef de l’État a rappelé que la souveraineté alimentaire constitue l’un des piliers de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050. Selon lui, cet objectif passe par un modèle de développement endogène, productif et inclusif, capable de rendre le système alimentaire national plus résilient face aux crises climatiques et économiques.
Une transformation profonde de l’agriculture

Le chef de l’État a également insisté sur l’importance de l’agriculture de précision, de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies pour améliorer la productivité et optimiser l’utilisation des intrants agricoles.
Garantir une alimentation de qualité
Le président a souligné que la souveraineté alimentaire ne se mesure pas uniquement par la disponibilité des denrées. Elle doit aussi garantir à chaque Sénégalais un accès durable à une alimentation saine, diversifiée, nutritive et culturellement adaptée. Il a rappelé que la lutte contre la malnutrition, les carences nutritionnelles et les nouvelles formes de déséquilibres alimentaires constitue un défi majeur pour le pays.
Les femmes et les jeunes au cœur de la stratégie

Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé le rôle central des femmes et des jeunes, considérés comme les principaux acteurs de la transformation agricole. Il a appelé à renforcer leurs capacités, leur accès aux technologies et aux innovations afin d’accélérer la modernisation du secteur.
Science, recherche et diaspora mobilisées
Le chef de l’État a salué le rôle de l’Académie nationale des Sciences et Techniques du Sénégal, qu’il considère comme un acteur essentiel de la réflexion stratégique du pays. Il a également invité la diaspora scientifique sénégalaise à contribuer davantage au développement national à travers son expertise, ses réseaux internationaux et le partage des connaissances.
Il a, dans ce cadre, encouragé le programme « Vitrine de la diaspora scientifique », destiné à renforcer les liens entre les chercheurs sénégalais établis à l’étranger et les institutions nationales d’enseignement supérieur et de recherche.
Renforcer les partenariats scientifiques

Il a également insisté sur la nécessité de mieux valoriser les savoirs endogènes, restaurer les sols dégradés et promouvoir une gouvernance intégrée des systèmes alimentaires.
Un appel à replacer la science au cœur des politiques publiques
Dans son intervention, Bassirou Diomaye Faye a regretté le recul de la place accordée aux sciences, aux mathématiques et aux technologies dans le système éducatif. Il a appelé à une mobilisation collective pour redonner à la recherche scientifique un rôle central dans la formulation des politiques publiques et dans la transformation économique du Sénégal.
Pour le chef de l’État, la science, la technologie et l’innovation doivent devenir les principaux leviers de la souveraineté nationale, en permettant au pays de relever les défis alimentaires, climatiques, économiques et technologiques des prochaines décennies.