Devant la montée mondiale de la demande en minerais stratégiques, les pays africains veulent renforcer leur emprise sur des ressources devenues indispensables pour la transition énergétique, les technologies numériques et les industries de pointe.
Réunis à Accra à l’initiative du gouvernement ghanéen, des représentants d’États, d’institutions régionales, du secteur privé et de la société civile ont appelé à une refonte de la gouvernance des minerais critiques. L’idée est de faire de leur exploitation un moteur de croissance inclusive, tout en limitant les risques de corruption, de tensions sociales et d’instabilité politique.
Les débats ont réuni des responsables publics, des représentants des communautés minières, des organisations de femmes et de jeunes, des chercheurs, des acteurs de la consolidation de la paix et des partenaires au développement. Ensemble, ils travaillent à l’élaboration d’un agenda africain pour la démocratie, la paix et le développement du secteur minier.
Les participants ont notamment échangé sur les expériences menées dans plusieurs pays dont la République démocratique du Congo, la Guinée, le Soudan, le Kenya, le Ghana et le Sénégal. Les discussions ont porté sur les modalités pour renforcer la capacité de négociation du continent vis-à-vis des puissances étrangères et des groupes industriels internationaux.
Une partie importante des minerais utilisés pour fabriquer les batteries, les équipements électroniques et les infrastructures énergétiques propres se trouvent en Afrique. Bien que ce potentiel existe, une grande partie de ces ressources continue d’être exportée sous forme brute, ce qui limite les retombées économiques locales et la création d’emplois.
Pour les acteurs, la compétition géopolitique autour de ces ressources commence à redessiner les équilibres économiques, politiques et sécuritaires du continent. Une gestion mal conduite des revenus miniers pourrait affaiblir la confiance dans les institutions, creuser les inégalités et déclencher des conflits sur l’accès aux ressources.
Les acteurs ont donc exigé un renforcement de la transparence, de la responsabilité publique et du contrôle démocratique du secteur. Ils ont également réclamé des partenariats internationaux plus équitables, une meilleure transformation locale des minerais, et une redistribution plus juste des revenus au profit des populations.
Ces réformes ne pourront toutefois pas être prises en charge uniquement par les gouvernements et les institutions traditionnelles. Il faudra également faire participer aux décisions les communautés locales, les femmes, les jeunes, les chercheurs, la société civile et les innovateurs technologiques.
Par cette initiative, les acteurs réunis à Accra veulent permettre à l’Afrique de mieux défendre ses intérêts et de faire de sa richesse minérale un véritable levier de paix, de souveraineté économique et de prospérité durable.
Ne manquez aucune actualite tech et startup
Rejoignez notre chaine WhatsApp et abonnez-vous a SNL TV sur YouTube.
Rejoindre WhatsAppVoir SNL TV sur YouTube