Le Burkina Faso entre dans une nouvelle phase de la digitalisation de son administration. Le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé le lancement officiel de FasoSign, une plateforme nationale permettant aux autorités habilitées de signer et d’authentifier des documents administratifs à distance.
Présentée comme une nouvelle infrastructure numérique au service de l’administration publique, FasoSign doit contribuer à réduire les déplacements, raccourcir les délais de traitement et sécuriser les procédures administratives.
Pour le Premier ministre burkinabè, cette plateforme vient compléter un processus de dématérialisation déjà engagé. « Nous avons déjà plusieurs dizaines de procédures et de services qui ont été dématérialisés, accessibles en ligne, mais jusque-là, il manquait ce dernier maillon », a-t-il déclaré.
La signature administrative désormais possible à distance
Avec FasoSign, les responsables habilités n’auront plus nécessairement à être physiquement présents pour apposer leur signature sur un document officiel. Le gouvernement cite notamment l’exemple des ordres de mission, déjà générés et validés à travers les plateformes SIM et SIMEX, mais qui nécessitaient jusqu’ici une impression afin de recueillir la signature physique de l’autorité compétente. Désormais, cette étape pourra être réalisée entièrement à distance.
« Quel que soit l’endroit où se trouve cette autorité, elle pourra procéder à la signature et à l’authentification de ce document », a expliqué le Premier ministre.
Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a appelé les ministères et institutions publiques à s’approprier rapidement la nouvelle plateforme. Pour lui, FasoSign ne doit pas rester une solution facultative, mais devenir un outil intégré au fonctionnement courant de l’administration. L’objectif affiché est également de rapprocher les services publics des citoyens, en limitant les déplacements physiques et les délais associés au traitement des dossiers.
« L’administration doit être au service du citoyen », a rappelé le chef du gouvernement, insistant sur les impératifs de rapidité et de transparence.
Une infrastructure numérique sous contrôle de l’État
La ministre de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, Dr Aminata Zerbo née Sabané, a présenté FasoSign comme « une infrastructure nationale et un service de confiance au cœur de la transformation digitale » du Burkina Faso.
La plateforme doit notamment garantir l’authenticité, l’intégrité et la traçabilité des documents signés électroniquement. Elle devrait également permettre à l’État de réduire les coûts liés à l’impression, au transport et à l’archivage physique des documents administratifs. Autre enjeu mis en avant par la ministre : la souveraineté numérique. Les clés, certificats et actes signés à travers FasoSign sont placés sous le contrôle de l’État burkinabè.
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