Le Secrétariat de Smart Africa et le cabinet de conseil en cybersécurité e-Crime Bureau ont signé, le lundi 2 novembre 2026 à Accra, un protocole d’accord destiné à soutenir le développement de la cybersécurité sur le continent. La signature est intervenue en marge du 15e Forum sur la gouvernance de l’Internet en Afrique (AfIGF), selon un communiqué diffusé par African Media Agency.
L’essentiel
- L’accord : un protocole d’accord signé le 2 novembre 2026 à Accra, en marge de l’AfIGF.
- Les axes : compétences, gouvernance des risques et protection des infrastructures, solutions technologiques.
- L’inconnue : ni budget ni calendrier ne sont précisés.
L’accord s’articule autour de trois axes. Le premier concerne les personnes : les deux parties prévoient de développer les compétences et la main-d’œuvre africaines en cybersécurité, et de favoriser la coopération entre secteur privé, pouvoirs publics et partenaires internationaux. Le deuxième porte sur les processus, avec un travail sur la gouvernance, la gestion des risques, la protection des infrastructures d’information critiques et l’harmonisation juridique et politique entre pays. Le troisième vise le développement et le déploiement de solutions technologiques de protection de l’écosystème numérique africain.
Le communiqué ne précise ni le calendrier de mise en œuvre, ni le budget, ni les pays qui bénéficieront en premier des actions prévues. Il s’agit à ce stade d’un protocole d’accord, c’est-à-dire d’un cadre de collaboration et non d’un programme financé.
Une priorité affichée par Smart Africa
Pour Smart Africa, l’alliance numérique continentale, ce partenariat s’inscrit dans une démarche engagée depuis plusieurs années : l’organisation cite l’élaboration d’un plan directeur continental de cybersécurité en 2023 et la création du Réseau africain des autorités de cybersécurité (ANCA). « La cybersécurité est une responsabilité partagée exigeant une coopération renforcée », a déclaré son directeur général, Lacina Koné, lors de la cérémonie.
Côté e-Crime Bureau, l’accord accompagne une réorganisation. Selon le communiqué, le conseil d’administration du cabinet a approuvé en 2026 une stratégie de transition qui le structure en trois pôles : Côme (Italie) pour les normes, certifications et partenariats technologiques, Dubaï pour le développement commercial, et Accra pour le développement des talents. Son président exécutif, le Dr Albert Antwi-Boasiako, présente le partenariat comme le début d’« une nouvelle ère pour le Bureau ».
Ce rapprochement intervient alors que les menaces visant les systèmes connectés se diversifient, comme le montrent les récents travaux sur les virus IA capables de s’auto-répliquer sur les objets connectés. Reste à connaître les premières actions concrètes qui découleront de l’accord et la place qu’y prendront les pays francophones membres de Smart Africa.
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