Technologie

Piratage audiovisuel: 400 mille foyers connectés illégalement au Sénégal

Canal Afrique

Plus de 400.000 foyers sénégalais paient pour regarder illégalement des chaînes de télévision a indiqué, lundi à Dakar, le directeur de la chaîne privée à péage Canal+ Sénégal, Sébatien Punturello.

Au Sénégal, ’’400 mille foyers reçoivent des chaines de télévision pour lesquelles ils payent sans que cela ne soit du domaine légal’’, a soutenu M. Punturello lors d’un séminaire sur la réforme de la Brigade nationale de lutte contre la piraterie et la contrefaçon (BNLCP).

’’Si on convertissait 20% de cette offre illégale dans notre activité cela générerait pour l’Etat 4 milliards de ressources par an’’ a-t-il dit à cette rencontre organisée par le ministère de la Culture et de la Communication en partenariat avec l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO).

Le piratage concerne tous les acteurs de l’audiovisuel, a expliqué le directeur de Canal+, avant de lister certaines formes de piratage comme ‘’la redistribution des chaînes par les réseaux câblés, la distribution de certaines chaînes par des réseaux MMDS ou l’utilisation de décodeurs contrefaits ou de décodeurs dont la commercialisation n’est pas autorisée au Sénégal’’.

Pour les cas de décodeurs piratés, il a expliqué que certaines personnes font une exploitation commerciale des abonnements proposés dans ce décodeur.

‘’Canal + n’a pas d’accord avec quelques câblo-diffuseurs que ce soit et cela relève du piratage’’, a affirmé M. Punturello relevant que les actions technologiques pour lutter contre les différentes formes de piraterie sont ‘’compliquées et coûteuses.

S’agissant des recours devant les tribunaux, M. Punturello a estimé que ‘’nous avons un cadre juridique protecteur qui punit le vol de la propriété intellectuelle et de l’image, mais ce qui pose problème c’est l’exécution des décisions de justice car on n’est pas dans l’instantanéité souhaitée pour que le vol constaté s’arrête’’.

Autre difficulté relevée par le directeur de Canal +Sénégal, c’est le fait de ne pas ‘’faire cesser une diffusion pirate constatée’’.

Pour lui, il est plus facile d’arrêter le commerce d’un produit matériel contrefait que de stopper la commercialisation d’un produit immatériel.

Le démantèlement physique des câbles est, selon M. Punturello, l’unique recours qui reste quand toutes les actions de sensibilisation et de communication sont épuisées.

(Source : APS, 13 octobre 2015)

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