Dans les années à venir, les conflits armés se compteront de moins en moins, tout se fera à travers l’informatique. Dans le futur, on parlera de plus en plus de guerre cybernétique.

Les pays développés, conscients, de l’avenir de ce monde élaborent des stratégies qui leur permettront d’être réactifs au moment venu.

En plus, de développer des stratégies de cyberattaques, ils disposent de systèmes de collectes d’informations sur leurs cibles.

Comment la DGSE espionne le Sénégal…

La France, à travers sa Direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE) espionne le Sénégal depuis plusieurs années. C’est la révélation faite par The Intercept avec la publication de plusieurs documents confidentiels.

« La DGSE aurait ainsi réussi, dès 2002, à livrer des ordinateurs et des fax vérolés aux services de sécurité du Sénégal. Ces équipements auraient permis d’accéder, dès 2004, à toutes les données qui transitaient par eux. », rapportent nos confrères de 01net.com.

Autrement, la France espionne le Sénégal depuis plusieurs années et continue à le faire. Car, elle continue d’offrir du matériel informatique. Le colonisateur dispose toujours une longueur d’avance qui lui permettrait de mieux réfléchir et réorganiser sa relation avec le Sénégal.

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En effet, cette petite dizaine de documents confidentiels publiés par The Intercept, et provenant du fonds documentaire d’Edward Snowden, dévoile plusieurs secrets utilisés par les pays développés dans le monde de la guerre cybernétique.

Les Etats- Unis, les plus forts dans ce type d’espionnage

Ainsi, on peut découvrir que « les services secrets américains redoutent depuis presque dix ans des « piratages subtils » des produits informatiques fabriqués en Chine. » Parce qu’ils pensent que des attaques faites à travers ces produits peuvent compromettre de manière efficace les ordinateurs les plus sensibles dans leurs réseaux gouvernementaux, même ceux qui sont totalement déconnectés.

« Les documents d’Edward Snowden suggèrent que les services chinois ont déjà réalisé de telles attaques en insérant des malwares dans les logiciels BIOS des fournisseurs américains American Megatrends et Phoenix Technologies. »

Quant aux Etats- Unis, The Intercept rappelle que la NSA a développé une véritable expertise dans l’interception de paquets de produits informatiques sur leur chemin de livraison, avec le but d’y insérer des « implants » matériels. Ces opérations étaient réalisées par les hackers de la division TAO (Tailored Access Operations) et permettaient à la NSA de se positionner sur des « cibles difficiles ».

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L’une de ces cibles était le réseau l’opérateur Syria Telecom. En interceptant des équipements destinés au cœur de réseau Internet, la NSA a finalement obtenu un accès au réseau mobile de l’opérateur. Dès lors, l’agence pouvait « exfiltrer automatiquement » des métadonnées des abonnées, comme l’heure et la destination des appels ou la position géographique. Un « véritable coup », avait estimé la NSA dans un document de 2010.

L’Allemagne aussi s’est lancé dès 2005. Le service de renseignement extérieur allemand BND aurait commencé à créer de fausses entreprises pour avoir un accès aux circuits logistiques de certains composants informatiques. Sans plus de précisions.

Les éternels consommateurs, toujours victimes

Les pays sous développés continueront toujours à se soustraire dans cette course  vers l’équipement cybernétique.

D’abord, ils attribuent peu d’importance aux opportunités offertes par les technologies de l’information et de la communication. Peut- être, une ignorance de leur part.

En plus, à cause du manque de moyens, ils restent d’éternels consommateurs des outils informatiques qu’ils utilisent.

Source image : @lemonde

 

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