La Banque africaine de développement a lancé le 13 juin 2013 le Mécanisme africain d’inclusion financière numérique (ADFI) conçu pour contribuer à la sécurité et au développement des transactions financières numériques en Afrique. Parrainé par la Fondation Bill-et-Melinda-Gates, l’ADFI compte également parmi ses premiers donateurs l’Agence française de développement (AFD) et le gouvernement du Luxembourg.

Selon la BAD, l’ADFI a pour objectif de donner accès aux services financiers numériques à quelque 332 millions d’Africains de plus, dont 60 % de femmes. Le fonds mobilisera 100 millions de dollars américains en dons et 300 autres millions de dollars sous forme de dette sur les ressources en capital ordinaires de la Banque d’ici 2030, destinés à développer les services financiers électroniques pour les communautés à faible revenu.

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«  Nous pensons qu’avec les bons investissements dans l’innovation et une croissance numérique menée intelligemment, les obstacles à l’inclusion financière seront surmontés et de meilleures perspectives économiques se présenteront pour tous  », explique Akinwunmi Adesina, président de la Banque africaine de développement.

Les interventions l’ADFI reposeront sur quatre éléments centraux : les infrastructures, dont des dispositifs de paiement numérisés et interopérables ; des produits et des innovations numériques ; la réforme et l’harmonisation des politiques et des réglementations ; et le renforcement des capacités. Aussi, parmi les retombées, la BAD espère une réduction de l’écart entre les hommes et les femmes en matière de transactions financières.

Jephté Tchémédié

(Source : Digital Business Africa, 1 2019