Dans le cadre du déroulement des enseignements dans les universités publiques et instituts de formation privées, le ministre de l’enseignement supérieur a fait le point de la situation.

Le 14 mars 2020, le Président de la République avait pris la décision de suspendre les enseignements dans les écoles et universités du pays, pour éviter une propagation de la Covid-19.

Selon le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Cheikh Oumar Hann, les activités pédagogiques se déroulent en ligne. Ainsi, toutes les universités ont confirmé de pouvoir terminer d’ici le 31 décembre à l’exception de celle d’Assane Seck. Dès lors, l’année blanche est écartée.

 Situations décrites par les différentes instances académiques

1er cas : dans les situations défavorables, pour certaines filières, il restait seulement trois semaines de cours sur douze, pour achever le premier semestre de l’année en cours. Pour d’autres, les évaluations du premier semestre étaient même programmées.

2ème cas, dans les situations favorables, les enseignements du premier semestre ont été bouclés, les évaluations déjà organisées et le second semestre entamé, en présentiel comme en ligne. C’est le cas à la Faculté de médecine de l’UCAD et dans les UFR Santé des autres Universités et dans les Ecoles Supérieures et d’Ingénieurs.

Sur instruction du Président de la République, le cabinet du MESRI a travaillé avec les responsables des Institutions d’Enseignement Supérieur (IES) et leurs services technico-pédagogiques compétents, afin :

premièrement, de permettre la mise à disposition des cours à travers tous les types de supports (plateformes numériques, dispositifs électroniques téléchargeables, imprimables et consultables, blogs, réseaux sociaux, etc.) qui permettront d’éviter le décrochage des étudiants et de rattraper les semaines perdues ;

deuxièmement, de proposer, dans les plus brefs délais et en adéquation avec le système LMD, un calendrier de poursuite de l’année académique, en accord avec les instances pédagogiques et les partenaires sociaux.

Plusieurs scénarios flexibles, avec des paquets d’actions détaillées et datées, furent envisagés.

En outre, une série de consultations a été initiée avec les partenaires sociaux qui ont réaffirmé leur détermination commune à faire face à la situation.

A ma demande et en toute conformité avec les dispositions de la loi n° 94-79 du 24 novembre 1994 relative aux franchises et libertés universitaires qui stipule en son article 11 que « ……toutes les questions pédagogiques et scientifiques sont du ressort et de la compétence des structures régulières des universités….», les instances délibérantes de toutes les universités, à l’exception de l’Université Assane Seck de Ziguinchor, se sont réunies en séances spéciales, entre le 11 et le 19 mai 2020.

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Il ressort des différents procès-verbaux parvenus au MESRI que les instances délibérantes, en toute autonomie, ont retenu :

premièrement, d’écarter toute hypothèse d’année blanche, au regard du niveau de d’avancement des enseignements, de nos ressources pédagogiques et du système de semestrialisation propre au LMD ;

deuxièmement, de ne reprendre les cours en présentiel que lorsqu’un certain nombre de conditions seront réunies.C’est dans cette perspective que certaines universités comme l’UCAD et l’UGB ont mis sur pied des Commissions santé Covid-19, dont la mission est de donner des avis qualifiés avant toute prise de décision. Les autres universités et écoles ont reçu instruction d’en faire de même, et

troisièmement, de n’organiser les examens qu’en présentiel, sauf délibérations exceptionnelles des instances académiques habilitées.

Afin d’assurer la continuité pédagogique en ayant recours, de façon réaliste, aux possibilités qu’offrent les TIC, les Assemblées délibérantes ont retenu :

  • de poursuivre en ligne les activités pédagogiques ;
  • de continuer la création les classes virtuelles ;
  • d’accompagner les enseignants dans la mise en ligne des contenus pédagogiques ;
  • de mettre en ligne les milliers de cours, via les plateformes des Instituts de formation ouverte et à Distance (IFOAD) ;
  • de rendre disponibles les outils de collaborations ;
  • de soutenir les équipes mixtes de Télécommunications Informations Communication pour l’Enseignement (TICE) et de Pédagogie Assurance-qualité ;
  • d’envoyerà distance les exercices aux étudiantes et étudiants

EN CE QUI CONCERNE LA REPRISE EN PRESENTIEL

Avec la progression actuelle de la pandémie et l’éventail des risques éventuels, l’ouverture des campus pédagogiques et sociaux demeure problématique pour l’instant.

Ainsi, la reprise des enseignements en présentiel est subordonnée,  d’une part, à l’amélioration significative de la situation sanitaire nationale et d’autre part, à la mise en place de dispositifs offrant des garanties sanitaires au Personnel Enseignant et de Recherche (PER), aux Personnels Administratifs, Techniques et de Service (PATS), aux étudiantes et étudiants.

En tout état de cause, selon des estimations, les perspectives de finalisation de l’année universitaire en fin décembre 2020 sont justifiées et à notre portée. Ainsi, les instances académiques, en toute autonomie, prendront toutes les dispositions utiles pour le réaménagement du calendrier académique en vue de la reprise des enseignements en présentiel en septembre/octobre 2020.

POUR LE CAS SPECIFIQUE DE L’UNIVERSITE ASSANE SECK DE ZIGUINCHOR

Le Gouvernement suit avec une attention particulière l’évolution de la situation et affirme sa disponibilité à accompagner les instances pour la mise en œuvre de mesures adéquates afin d’éviter une année blanche et de finir l’année au plus tard le 31 janvier 2021.

POUR LE CAS DES INSTITUTS SUPERIEURS D’ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL (ISEP)

Le Réseau des Instituts supérieurs d’Enseignement professionnel (RISEP) a décidé de reprendre les enseignements/apprentissages dans la période du 04 au14 juin 2020. Les compétences générales seront dispensées à distance de juin à septembre tandis que les compétences spécifiques, les travaux pratiques et les séjours en milieu professionnel reprendront à partir du mois d’octobre 2020.

EN CE QUI CONCERNE LES ETABLISSEMENTS PRIVES D’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR (EPES)

Une récente rencontre entre le MESRI et la Coordination des Organisations Privées d’Enseignement Supérieur (CUDOPES) a permis de noter que des Établissements Privés d’Enseignement Supérieur utilisent déjà l’enseignement à distance et d’autres le prévoient en attendant les bonnes conditions d’une reprise en présentiel.

Pour l’organisation du baccalauréat, l’Office du Bac, en rapport avec le ministère de l’Education nationale et celui de l’enseignement professionnel, a pris toutes les dispositions pour garantir les meilleures conditions d’organisation aux dates prévues.

Nous réitérons ici la disponibilité du Gouvernement à apporter tout son appui aux initiatives et décisions émanant des structures académiques en veillant à l’équité de toutes les couches d’étudiants, en termes d’accessibilité aux plateformes, grâce à une amélioration de la qualité et des conditions de la connectivité.

 

En rapport avec le ministère de l’Economie numérique, l’ADIE, les recteurs et le coordonnateur de l’UVS, le Gouvernement a donné de fermes instructions pour faciliter aux étudiantes/ étudiants l’accès.

Le ministre invite les étudiants à rester attentifs et à suivre quotidiennement les informations émanant de leurs Départements/Sections, Facultés/UFR et leurs Universités car beaucoup de cours sont déjà disponibles sur plusieurs plateformes et la situation évolue positivement.

 

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