Socialnetlink vous propose cette tribune rédigé par des professeurs français qui réclament ainsi l’importance d’être devant les élèves pour enseigner. Publié dans Le Figaro, elle s’intitule: Tribune de 200 professeurs: Nous voulons enseigner devant nos élèves, pas devant une caméra!

Certains responsables politiques appellent à généraliser l’enseignement à distance. Des enseignants de la maternelle à l’université signent une tribune collective* au Figaro pour réaffirmer l’importance de l’enseignement en classe.

Nous, professeurs, nous contorsionnons depuis des semaines pour que nos élèves et étudiants gardent le fil de leur travail en cette période si particulière.

Nous voulons partager notre vive inquiétude quant à l’organisation de la rentrée prochaine et plus largement quant à l’avenir de l’enseignement en France.

Des rumeurs, jamais confirmées mais jamais infirmées, nous habituent à l’idée que la rentrée puisse se dérouler en «distanciel» ou en «semi-distanciel»: le ministre de l’Éducation Nationale a plusieurs fois répété que certaines pratiques développées durant ces dernières semaines pourraient perdurer. Plus concrètement, Mme Meunier, députée LR de la Corrèze, a déposé le 19 mai dernier une proposition de loi «visant à instaurer l’enseignement numérique distanciel dans les lycées, collèges et écoles élémentaires» (proposition de loi 2967). Dans cette proposition de loi portant officiellement sur l’enseignement primaire et secondaire, on apprend aussi que le distanciel pourrait être «une solution alternative» au présentiel pour des étudiants qui n’auraient pas les moyens de se loger dans l’une ou l’autre de nos villes universitaires. Ce détour hasardeux par l’enseignement supérieur nous interroge: l’Éducation nationale aurait-elle en tête d’appliquer, à terme, le même traitement aux élèves plus jeunes habitant des régions trop dépeuplées pour qu’école, collège et lycée soient rentables? L’Éducation Nationale utiliserait-elle la crise sanitaire pour accélérer son calendrier?Le distanciel nous prive du cœur de notre métier.

En aucun cas les conditions d’enseignement subies par les élèves et les professeurs pendant ces trois mois ne sauraient être considérées comme un modèle pérenne. Il faut avoir une bien piètre idée de ce qu’est l’enseignement pour prétendre que des cours à distance en vidéo-conférence puissent être satisfaisants. Le distanciel nous prive du cœur de notre métier. Nous enseignons dans les yeux de nos élèves, non dans l’œil déformant d’une caméra.

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En quelques années, les professeurs ont été transformés en administrateurs, chargés de remplir des tableaux ou, pour certains, de coller des gommettes vertes ou rouges pour toute évaluation. Mais jusqu’au 13 mars 2020, nous avions encore des élèves.À lire aussi : Pourquoi l’éducation en ligne n’est pas l’avenir de l’école

Il en va de notre honneur de professeurs d’affirmer que nous sommes bien davantage que des distributeurs de documents écrits, audios ou vidéos. Il est de notre devoir de rappeler que la présence physique d’un corps enseignant auprès des élèves, avec tout ce qu’elle induit, est une composante irréductible de l’exercice de notre métier.

Nous prétendions en avoir fini avec le cours magistral prononcé par un professeur omniscient sur son estrade. Le voilà revenu sous sa forme la plus raide par l’intermédiaire de documents vidéo ou sonores rendus artificiellement attractifs par le truchement d’émoticônes ou de messageries instantanées aux décors aussi laids que fantaisistes.

Chambre et salle de classe fusionnent pour se fondre dans un espace virtuel, abstrait, fait de connexions mais ignorant la relation humaine.

Certains parents font le choix de l’enseignement à domicile, d’autres prônent un desserrement de l’étau scolaire. Leurs raisons sont parfaitement défendables. Ne nous y trompons pas: le loup se cache parfois sous les habits de la grand-mère. Ce à quoi nous assistons ne correspond ni à un desserrement de l’étau scolaire ni à un retour au préceptorat. Non! L’Éducation Nationale enfle et s’invite jusque dans nos maisons, non contente de nous dicter ses normes de bonne santé. Chambre et salle de classe fusionnent pour se fondre dans un espace virtuel, abstrait, fait de connexions mais ignorant la relation humaine.

Au nom de l’instruction obligatoire et de la protection des plus fragiles, Frédérique Meunier veut ainsi imposer l’usage de plateformes d’enseignement à distance: elle l’évoque elle-même, les MOOCs délivrent des certificats payants. Cette mise en concurrence des formations ainsi que la délégation par l’Éducation nationale de missions d’enseignement à des serveurs privés met en danger l’indépendance intellectuelle de la France. Le risque est grand que, de la maternelle à l’université, ne soient promus que les domaines considérés comme utiles aux intérêts économiques des organismes qui financent, directement ou indirectement, de telles plateformes.

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Si l’État n’assure plus un service public d’enseignement désormais livré à des sociétés privées, qui donc est censé payer les certifications et les coûts d’hébergement des ENTs ou MOOCs en tous genres? L’élève et ses parents? L’État? Mais qui peut envisager qu’un État, devenu client captif, paie une taxe à des entreprises privées, de surcroît en situation de monopole? Le caractère obligatoire de l’instruction ne peut reposer que sur la gratuité et l’indépendance de l’État.Le caractère obligatoire de l’instruction ne peut reposer que sur la gratuité et l’indépendance de l’État.

Certes, on nous parle des plus fragiles. Mais le projet de loi exprime une bien curieuse conception de l’école «inclusive»: il se borne à mettre à l’écart. Ne vaudrait-il pas mieux interroger les causes des bulles immobilières que connaissent nos métropoles plutôt que de condamner les étudiants dans l’incapacité de s’y loger à demeurer seuls face à un ordinateur?

Enfin, c’est le numérique lui-même dont nous nous défions. Enseignants, nous ne pouvons cautionner que l’on intensifie l’usage des téléphones, tablettes et ordinateurs alors que nous constatons déjà les conséquences désastreuses des écrans sur le développement cognitif et les capacités d’apprentissage de nos élèves. Citoyens, nous refusons la production toujours plus massive d’appareils polluants et difficilement recyclables, l’encombrement croissant des serveurs de données en surchauffe et l’extraction, par des enfants de là-bas, des métaux rares nécessaires à la fabrication des outils destinés aux enfants d’ici. Les terres rares étant une ressource finie, nous investirions en plus dans des méthodes d’enseignement vouées à bientôt disparaître. Employons mieux l’argent public. Il en va de l’avenir de la jeunesse qui ne doit en aucun cas devenir le payeur du «quoi qu’il en coûte».

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On a toujours su s’occuper d’élèves absents sans avoir recours à ces plateformes numériques. Nous espérons donc que cette proposition de loi sera sans effet. Nous craignons malheureusement que, outre les questions d’éthique, d’écologie et de justice sociale qu’elle soulève, elle ne constitue une étape décisive dans la modification de l’enseignement qui, désormais conçu comme un service marchand animé par des prestataires privés, n’échapperait pas à l’ubérisation forcée de la société.

Une classe est une communauté, non un agrégat d’atomes. Dans une classe, comme dans la vie, advient le meilleur comme le pire: cours ennuyeux, professeurs incompétents, cancres près du radiateur. Avec l’enseignement que l’on nous promet, le pire disparaîtra peut-être: plus de radiateur ni de professeurs chahutés.

On aura surtout, en passant, sacrifié le meilleur.


*Cette tribune est signée par: Marie Girard, agrégée de mathématiques, CPGE, lycée Thiers, Marseille (13) ; Guilhem Girard, agrégé de lettres classiques, collège Jean Charcot, Lyon (69) ; Manon des Portes, ENS de Lyon, agrégée de lettres classiques, doctorante à l’Université Lyon 3, Lyon (69) ; Magdeleine Nivault, élève normalienne, lettres classiques, ENS Lyon (69) ; Sophie Benezech, agrégée de lettres classiques, élève normalienne, ENS Lyon (69) ; Anne-Claire Nivault, étudiante en vue d’enseigner l’histoire, Université Lyon 3 (69) ; Théo Fatou, ancien élève de l’ENS Lyon, agrégé de SVT, collège Jean Renoir, Neuville sur Saône (69) ; Martin Fatou, étudiant en mathématiques à l’ENS de Lyon (69)

Co-signataires: Michel Abadie, agrégé de mathématiques, lycée Galilée, Gennevilliers (92) ; Bruno Adam, agrégé d’Histoire, lycée Georges de La Tour – CPGE, Metz (57) ; Marianne Adam, élève normalienne, ENS Lyon (69) ; Pierre Ageron, agrégé de géographie, lycée Fustel de Coulanges – CPGE, Strasbourg (67) ; Marianne Amourous, certifiée de lettres modernes, Notre-Dame des Minimes, Lyon (69) ; Bernadette Angleroud, professeur de chaires supérieures, Lycée E. Herriot – CPGE, Lyon (69) ; Myriam Ardoin, agrégée d’anglais, Cité Scolaire Internationale, Lyon (69) ; Jérômine Arduin, certifiée, Bourg Saint Andéol (07) ; Laure Audigier, professeur agrégée d’allemand en disponibilité ; Alain Audras, agrégé, lycée Charles et Adrien Dupuy, Le Puy en Velay (43) ; Julien Auriach, certifié, stagiaire, lycée Saint-Paul, Saint Étienne (42) ; Angela Baptista , certifiée de portugais, Cité Scolaire Internationale, Lyon (69) ; Morgane Bascaules, certifiée de philosophie, lycée enseignement Freinet, La Ciotat (13) ; Svelana Baude, professeur de chaires supérieures de physique, lycée Thiers, Marseille (13) ; Ulric Baumgarth, certifié, collège Albert Camus, Villemur sur Tarn (31) ; Alain Bardet, professeur de chaire supérieure, lycée Edouard Herriot – CPGE, Lyon (69) ; Lydie Baron, certifiée, IUT d’Allier, Montluçon (03) ; Nicolas Baurand, certifié d’histoire-géographie, collège des Caillols, Marseille (13) ; Elisabeth Beauvallet, élève normalienne (ENS Lyon), agrégée de lettre modernes ; Sophie Bel, agrégée de lettres modernes, lycée Maximilien-Vox, Paris (75) ; Anne Belle, agrégée, lycées Guist’hau et Clémenceau, Nantes (44) ; Camille Bellenger, ancienne élève de l’ENS de Lyon, agrégée, doctorante, Sorbonne-Université, affectée dans l’Académie de Lyon ; Cécile De Belleville, certifiée d’anglais, lycée Notre Dame de La Merci, Montpellier (34) ; Nicolas Belling, agrégé de mathématiques, lycée Jean XXIII, Montigny les Metz (57) ; Aline Berger, certifiée d’arts plastiques, collège de Montignac Lascaux (24) ; Guy Berset de Vaufleury, professeur de chaires supérieures, CPGE, lycée Georges de la Tour, Metz (57) ; Gaultier Bes, élève normalien, agrégé, TZR Loire-Nord (42) ; Raphaël Bes, agrégé de lettres classiques, Institution des Chartreux, Lyon (69) ; Christophe Billon, agrégé de Lettres Modernes, lycée public Saint Just – CPGE, Lyon (69) ; Nathalie Bisson, agrégée de SVT, Cité Scolaire Internationale, Lyon (69) ; Rébecca Bolidum, certifiée, lycée Général et Technologique Jean de Pange, Sarreguemines (57) ; Elsa Bonnenfant, professeur des écoles, La Ciotat (13) ; Emmanuelle Bonvalet, agrégée de SVT, Lycée Thiers, Marseille (13) ; Marc Bouchacourt, certifié hors classe et chef d’établissement, lycée Sainte-Marie, Lyon (69) ; Thomas Bourgeois, agrégé de philosophie, lycée Sainte Marie, Lyon (69) ; Elisabeth Le Bouteiller, professeur des écoles certifiée, école Lamazou, Paris (75) ; Laurent Bouvier, certifié d’histoire-géographie, lycée Vauban, Givet (08) ; Catherine Broc-Schmezer, professeur des Universités, langue et littérature grecque, Université Jean Moulin Lyon 3 (69) ; Margaux Brousse, agrégée de lettres modernes, TZR Landes (40) ; Catherine Burnier, agrégée de mathématiques, lycée des Chartreux – CPGE, Lyon (69) ; Julien Calafell, agrégé de chimie – CPGE, Lycée Thiers, Marseille (13) ; Sophie Carbonnel, certifiée de lettres modernes, collège-lycée Saint Jean Hulst, Versailles (78) ; Jean-Claude Cauvin, professeur de chaire supérieure, lycée Madame de Staël – CPGE, Montluçon (03) ; Antoine Cavalie, agrégé, USE La Tronche, ENS Paris (38) ; Véronique Chaghougian, agrégée de SVT, lycée Galilée, Gennevilliers (92) ; Laure Chaussade, ancienne étudiante à l’ENS Paris, professeur contractuel de mathématiques puis rééducatrice en logico mathématiques, Antony (92) ; Estelle Chavastelon, certifiée, IUT d’ALLIER, Montluçon (03) ; Sylvain Chebalier, maître de conférences, informatique, Université de Versailles Saint Quentin (78) ; Nelly Chomet, certifiée, collège Jean Jaurès, Montauban (82) ; Laurent Claeyman, certifié de mathématiques, lycée Antonin Artaud, Marseille (13) ; Alex Clamens, chaire supérieure, SVT, lycée Blaise Pascal, Clermont Ferrand (63) ; Christophe Conot, agrégé de lettre modernes, École Européenne de Munich, Allemagne ; André Conrad, inspecteur pédagogique régional retraité, agrégé de philosophie, académie Nancy-Metz ; Catherine Conrad, professeur de chaires supérieures retraitée, philosophie, lycée Georges de la Tour, Metz (57) ; Marie-Gabrielle Cordina-David, certifiée d’anglais, lycée Jacques Monod, Clamart (92) ; Christophe Corp, agrégé d’espagnol, Lycée Joffre – CPGE, Montpellier (34) ; Marie-Line Coulon, certifiée histoire géographie, lycée Marceau, Chartres (28) ; Arthur Craplet, agrégé, CPGE, Institution Notre Dame des Minimes, Lyon (69) ; Anne Crosnier, agrégée, lycée Saint-Jean Hulst, Versailles (78) ; Frédéric Crousle, ancien élève de l’École Normale Supérieure, agrégé de philosophie, lycée Sainte-Marie, Lyon (69) ; Sabine Damidaux, agrégée de lettres classiques, collège Les Fontanilles, Castelnaudary (11) ; Pascal David, chargé d’enseignement en philosophie, Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH), Paris (75) ; Michel Decha, certifié de lettres classiques, lycée G. Guist’hau, Nantes (44) ; Cécile Debienne, certifiée de lettres modernes, retraitée, lycée-collège, Lyon, (69) ; Marie Dekens, agrégée, sciences économiques et sociales, CPGE BL, lycée Guist’hau, Nantes (44) ; Olivier Dekens, agrégé de philosophie, lycée Guist’hau – CPGE, Nantes (44) ; Philippe Delpeuch, agrégé de lettres modernes, lycée Maximilien Vox, Paris (75) ; Laetitia Demarais, professeur de lettres classiques, lycée Fustel de Coulanges – CPGE, Strasbourg (67) ; Laure Demaret, certifiée, lycée Ampère, Lyon (69) ; Aurélie Denis, agrégée de SVT, Lycée Thiers – CPGE, Marseille (13) ; Véronique Derousseau, professeur d’espagnol certifié bi admissible / professeur de français langue étrangère, en disponibilité ; Maylis Dervillers, agrégée, collège, académie de Créteil ; Éric Desmeules, agrégé de physique, lycée Bellevue – CPGE, Toulouse (31) ; Hermine Destouches, certifiée, lycée Sainte Marie, Nevers (58) ; Mathieu Detchessahar, professeur des Universités, Université de Nantes (44) ; Claude Didier, professeur certifié retraité (94) ; Thierry Didier, professeur des écoles retraité (94) ; Gislaine Drahy, enseignante vacataire, ARTS EN SCENE (école de théâtre), et GRIM (école formant des techniciens du spectacle), Lyon (69) ; Olivier Dubois, agrégé de mathématiques, polytechnicien X98, lycée des Chartreux – CPGE, Lyon (69) ; Xavier Dufour, agrégé de mathématiques, lycée Sainte-Marie, Lyon (69) ; Sophie Dumas, agrégée de géographie, lycée Jean Jaurès – CPGE, Montreuil (93) ; Rodolphe Dumouch, agrégé de SVT, lycée Jean Moulin, Revin (08) ; Perrine Durdilly, professeur des écoles, école St Michel, Lyon (69) ; Yvan Elissalde, agrégé, normalien, lycée Montaigne – CPGE, Bordeaux (33) ; Blandine Escano, agrégée de mathématiques, lycée Galilée, Gennevilliers (92) ; Margot Farthouat, professeur certifiée enseignant au collège ; Anouk Ferracci, agrégée de lettres classiques, lycée Sainte Marie, lyon (69) ; Michèle Fialon Melois, certifiée de SES, Cité Scolaire Internationale, Lyon (69) ; Odilon Foulier, professeur des écoles, école élémentaire Clair Soleil, Marseille (13) ; Anne-Marie François, certifiée de philosophie, lycée Arthur Varoquaux, Tomblaine (54) ; Alain Fumey, agrégé de mathématiques, lycée aux Lazaristes – CPGE, Lyon (69) ; Benoît Girard, certifié d’histoire-géographie, collège Jules Ferry, Bogny sur Meuse (08) ; Joséphine Gautier, agrégée, collège P. et M. Curie, Villiers-sur-Marne (94) ; Pascale Giovanneli-Jouanna, maître de conférences en langue et littérature grecque, Université Jean Moulin Lyon 3 (69) ; Frédérique Gitzhofer-Morlet, professeur de chaire supérieure, Pôle supérieur Jean XXIII – CPGE, Montigny-lès-Metz (57) ; Pierre-Jean Godard, agrégé de SVT, lycée Thiers, Marseille (13) ; Alexandra Goudard, agrégée de SVT, lycée Champollion – CPGE, Grenoble (38) ; Marie Gomes, agrégée de philosophie, lycée Magendie et Université Bordeaux – Montaigne, Bordeaux (33) ; Bertrand Gonard, agrégé de mathématiques – CPGE, Lycée Bellevue, Toulouse (31) ; Laure Gosset, agrégée de lettres modernes, «devise: sursum corda», lycée Sainte Marie, Lyon (69) ; Olivier Gosset, agrégé de lettres modernes, lycée Sainte Marie, Lyon (69) ; Gaël Gratet, professeur de lettres en Première Supérieure, lycée Edouard Herriot, Lyon (69) ; Hélène Gravier, agrégée de lettres modernes, CPGE, Lycée Georges de la Tour, Metz (57) ; Romuald Grouille, doctorant en sciences de gestion, Université de Tours (37) ; Fatiha Hafidi, certifiée, collège Pierre Marie Curie, Villiers-sur-Marne (94) ; Elise Hartman, certifiée, lycée Sainte Ursule, Tours (37) ; Pierre Hello, certifié de lettres modernes, collège Max Linder, St Loubès (33) ; Caroline Henry-Bourdain, agrégée de lettres, Ensemble scolaire Jean XXIII – CPGE, Montigny-les-Metz (57) ; Édith Hoff, agrégée, lycée Aiguerande, Belleville en Beaujolais (69) ; Fabrice Hoguin, certifié de mathématiques, IUT, département d’informatique, Vélizy (78) ; Suzy Hoguin, certifié d’anglais, IUT, département d’informatique, Vélizy (78) ; Jean-Yves Huet, agrégé, lycée Edouard Herriot – CPGE, Lyon (69) ; Patrick Huet, agrégé de lettres modernes, lycée du Parc, Lyon (69) ; Agnès Inglard-Dupré, certifiée de français, collège, académie de Créteil ; Carine Isoppo, agrégée de chimie – CPGE, Lycée Thiers, Marseille (13) ; Armelle Izrael, professeur des écoles, école maternelle Abeille, La Ciotat (13) ; Florence Jousset, agrégée d’histoire-géographie, lycée Guist’hau, Nantes (44) ; Philippe Jullien, agrégé de philosophie, lycée Joffre – CPGE, Monptellier (34) ; Thierry Koessler, agrégé de géographie, lycée Roosevelt, Reims (51) ; Christophe Lagoute, agrégé de physique – CPGE, lycée Pierre de Fermat, Toulouse (31) ; Véronique Larcade, maître de conférences, HDR, histoire moderne, Université de Polynésie Française, Papeete (978) ; Valéry Laurand, professeur des universités, université Bordeaux-Montaigne, Bordeaux (33) ; Martine Laurent, professeur certifiée bi-admissible, Ensemble Scolaire Jean XXIII (Pôle Supérieur), Montigny-les-Metz (57) ; Nadia Laugier, agrégée d’histoire-géographie, lycée Marceau à Chartres (28) ; Mathieu Lavergne, agrégé – CPGE, Institution Notre Dame des Minimes, Lyon (69) ; Dominique Lemaire, agrégée de lettres classiques – CPGE, lycée Joffre, Montpellier (34) ; Anne-Flore Lepeigneux, certifiée en lettres classiques, élève normalienne, ENS Lyon (69) ; Philippe Leroux, agrégé de mathématiques, lycée Galilée, Gennevilliers (92) ; Pascal Luccioni, maître de conférences de grec ancien, Université Jean Moulin Lyon 3 (69) ; Olivier Maiffredy, professeur certifié classe exceptionnelle, Département techniques de commercialisation de Montluçon, IUT d’Allier (03) ; Léa Marcolongo, agrégée de lettres modernes, collège La Pléiade (REP), Sevran (93) ; Laurent Marsan, maître de conférences, Informatique, IUT, Vélizy (78) ; Mathieu Martinez, PRCE, IUT d’Allier, Montluçon (03) ; Pierre-Marie Masquelier, étudiant en M2 en vue d’enseigner la philosophie ; Nicolas Mazzonetto, professeur EPS HC EP, collège et lycée St Joseph, Lectoure 32) ; Cécile Meunier, agrégée de SVT, Université Rennes 1 (35) ; Norman Mier, certifié de SVT, École Européenne de Munich, Allemagne ; Romain Monchaux, enseignant-chercheur, Physique, ENSTA Paris Tech, Palaiseau (92) ; Aude Monnet, professeur de CPGE, lycée Guist’Hau, Nantes (44) ; Isabelle Morand, certifiée d’histoire-géographie, collège Max Linder, Saint-Loubès (33) ; Jérôme Moreau, agrégé de lettres classiques, collège Paul Éluard, Vénissieux (69) ; Cyril Mouquet, agrégé d’histoire-géographie, collège Max Linder, Saint-Loubès (33) ; Alexia Mostowski, agrégée de Lettres modernes, lycée Thiers, Marseille (13) ; Sophie Nicollet, agrégée de Lettres Modernes, lycée Ampère, Lyon (69) ; Catherine Ollier, certifiée, collège Max Linder St Loubes (Gironde) ; Loïc Palluel, agrégé de Lettres Classiques, lycée Jacques Prévert, Boulogne-Billancourt (92) ; Marie Pauliat, agrégée, ATER, Université de Pau et des Pays de l’Adour (64) ; Julie Pelian, agrégée d’espagnol, Lycée Gabriel Guisth’au – CPGE, Nantes (44) ; Isabelle Petiot, agrégée de lettres modernes, lycée Madame de Staël, Montluçon (03) ; Emmanuel Philippe, agrégé de mathématiques, Lycée Thiers – CPGE, Marseille (13) ; Amélie Picot, professeur des écoles, école primaire publique de Fanjeaux, Fanjeaux (11) ; Jonatan Plantey, certifié de mathématiques, collège Max Linder, Saint Loubès (33) ; Christopher Pollmann, professeur des Universités agrégé de droit public, Université de Lorraine, Metz (57) ; Alice Quantin, agrégée de lettres modernes, lycée Madame de Staël – CPGE, Montluçon (03) ; Henri Quantin, agrégé de lettres classiques, lycée Madame de Staël – CPGE, Montluçon (03) ; Emmanuelle Quichaud, certifiée de mathématiques, collège Jacques Prévert, Bourg sur Gironde (33) ; Marie Rabatel, agrégée de lettres modernes, retraitée, lycée et BTS CI, Lycée des Frères Lumière, Lyon (69) ; Pierre-Yves Regnier, agrégé de SVT, lycée Galilée, Gennevilliers (92) ; Florine Renard, certifiée, contractuelle à l’université, lycée Gabriel Guist’hau – Classe préparatoire Ciné-Sup, Université de Nantes en Info-Com, Nantes (44) ; François Rivet, agrégé d’histoire-géographie, lycée Joliot Curie, Aubagne (13) ; Maryline Roche, certifiée, collège Pierre et Marie Curie, Villiers sur Marne (94) ; Philippe Rohrbach, agrégé de philosophie, en retraite depuis cette année. Chargé de cours à l’Université de Strasbourg. Professeur de philosophie à l’Ecole Européenne de Strasbourg, (67) ; Perrine Rosay, agrégée d’anglais, lycée Georges de la Tour – CPGE, Metz (57) ; Constance Roy de Lachaise, certifiée, lycée Hugues Capet, Senlis (Oise) ; Andrés Salom, agrégé d’espagnol, Lycée Madame de Staël – CPGE, Montluçon (03) ; Mickaël Samoy, agrégé de lettres classiques, collège Charles Exbrayat, La Grand Croix (42) ; Amandine Schloesing, certifiée de lettres modernes, collège Albert Sidoisne, Boneval (28) ; Charles-Frédéric Schmitzberger, chaires supérieures, lettres classiques, lycée Georges de la Tour, Metz (57) ; Christine Sempere, agrégée de lettres classiques, lycée Joffre – CPGE, Montpellier (34) ; Isabelle Servant, certifiée de biochimie génie biologique, lycée Saint-Exupéry, Marseille (13) ; Élisabeth Seyve, agrégée d’anglais – CPGE, lycée Georges de la Tour, Metz (57) ; Alexandre Simon, agrégé de philosophieLycée Français International Victor Segalen, Hong Kong, région administrative spéciale, Chine ; Michel Simonin, agrégé d’histoire-géographie, «démocrate décroissant», lycée Poincaré, Nancy (54) ; Èvelyne Soumah, agrégée de géographie, Cité Scolaire Internationale, Lyon (69) ; Martine Starck, institutrice retraitée, Saint-Priest (69) ; Martin Steffens, agrégé de Philosophie, lycée Fustel de Coulanges, Strasbourg (68) ; Xenophon Tenezakis, agrégé de philosophie, lycée Stanislas, Villers-Les-Nancy (54) ; Pierre-Damien Thizy, maître de conférences, Université Claude Bernard Lyon 1, département de Mathématiques, Institut Camille Jordan, Lyon (69) ; Pascale Thouvenin, professeur des Universités, littérature française, Université de Brest (29) ; Arnaud Tomes, professeur de philosophie – CPGE, lycées Kléber et Fustel de Coulanges, Strasbourg (67) ; Ambroise Tournyol du Clos, agrégé d’histoire, lycée Claude Lebois, Saint Chamond (42) ; Cyril Touze, professeur des Universités, ENSTA Paris Tech, Palaiseau (92) ; Tiphaine Tredan, certifiée en science physiques, lycée Saint-Louis Saint-Bruno, Lyon (69) ; Vincent Trutt, conseiller principal d’éducation, collège Scamaroni, Charleville-Mézières (08) ; Tiffany Turpault, étudiante en vue d’enseigner le français ; Dominique Tyvaert, agrégé de philosophie, retraité ; France Tyvaert, certifiée de lettres classiques, retraitée ; Lionel Uhl, agrégé de physique et de chimie – CPGE, Lycée Thiers, Marseille (13) ; Clément Vauchelles, agrégé, lycée Magendie, Bordeaux (33) ; Estelle Vauleon, agrégée d’espagnol, lycée Gabriel Guist’hau, Nantes (44) ; Stéphanie Velay, certifiée, EREA, Eysines (33) ; Anne Vernel, certifiée en Histoire-Géographie, collège Yvon-Delbos, Montignac (24) ; Nicolas Vidal, certifié d’histoire-géographie, collège de Mataura, Tubuaï, Polynésie française ; Catherine Vincent, professeur des Universités, histoire médiévale, Université Paris Nanterre (92) ; Thierry Vitani, professeur des écoles, directeur, école Marcel Gresset, Miramas (13) ; Nathalie Voisin, DDFPT, lycée Françoise de Grâce, Le Havre (76) ; Benoît Meeschaert, certifié de philosophie, lycée Maximilien Vox, Paris (75) ; Catherine Vrillon-Andres, agrégée, IUT ALLIER (composante université UCA), Montluçon (03) ; Antoine Wenisch, contractuel dans l’académie de Créteil puis étudiant en vue de devenir professeur d’histoire-géographie ; Léa Zeringer, agrégée de lettres classiques, doctorante contractuelle à l’Université Lyon 2, Lyon (69).

Source: Le Figaro

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