Dans un entretien exclusif accordé à Seneweb et Socialnetlink, le ministre de la Communication, des Télécommunications et de l’Économie numérique est revenu sur le dossier d’actualité relatif à Starlink. Le ministre a d’emblée expliqué que l’arrivée de l’entreprise d’Elon Musk s’est faite dans le strict respect des règles et des lois en vigueur.
Selon lui, Starlink a obtenu une autorisation de l’État du Sénégal conformément au Code des télécommunications, en tant que fournisseur d’accès à Internet (FAI) fixe. L’entreprise a également reçu un cahier des charges nécessaire au démarrage de ses activités pour une durée de cinq ans.
Toujours d’après le ministre, Starlink accompagne l’État du Sénégal dans sa politique de connectivité universelle, en contribuant à la lutte contre la fracture numérique. Aujourd’hui, plus de 500 zones blanches restent à couvrir sur le territoire national, et le pays compte sur la technologie satellitaire pour combler ce gap.
Le Sénégal prévoit également la mise en place d’un Gateway afin de mieux contrôler les flux de données et d’assurer la protection des données personnelles des internautes. « Il ne faut pas réduire cette question à une affaire de risques, mais plutôt l’envisager sous l’angle de l’impact économique et de l’inclusion des Sénégalais », a-t-il souligné. L’objectif est de favoriser une véritable inclusion numérique grâce à cette technologie, avec un engagement clair de l’État pour maximiser les retombées positives du partenariat avec Starlink.
Le ministre a également insisté sur la nécessité de prendre en compte les couches vulnérables vivant dans les zones reculées. « Aujourd’hui, aucun Sénégalais ne doit être laissé en rade », a-t-il affirmé. À l’horizon 2026, l’Internet ne devrait plus être un luxe, la technologie satellitaire pouvant contribuer à résoudre une grande partie du problème d’accès.
Interrogé sur la vente non autorisée des équipements, le ministre a indiqué que des mesures seront prises dans les meilleurs délais pour encadrer la situation. Il a précisé que Starlink devra mettre en place une plateforme officielle de commande, tandis que l’État veillera à garder le contrôle réglementaire du dispositif. Enfin, il a rappelé l’importance d’un mix technologique combinant fibre optique, mobile et satellite pour assurer une connectivité optimale sur l’ensemble du territoire.