Le Sénégal et le Luxembourg renforcent leur partenariat numérique. Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall, a reçu en audience Son Excellence Laure Huberty, Ambassadrice du Grand-Duché de Luxembourg, accompagnée du Représentant résident de LuxDev, l’Agence luxembourgeoise de développement.
Au cœur des échanges : deux projets structurants pour l’écosystème digital sénégalais — la consolidation de la filière FinTech et la création d’un Centre de Référence des Métiers du Numérique.
Structurer l’écosystème FinTech sénégalais
Les discussions ont notamment porté sur l’animation et la structuration de la communauté FinTech au Sénégal. L’initiative vise à améliorer le cadre réglementaire de la finance technologique, à créer des synergies au sein de l’espace UEMOA, et à renforcer les passerelles entre finance, innovation numérique et cybersécurité.
Pour le ministère, cette dynamique s’inscrit pleinement dans la vision d’un numérique au service de l’inclusion financière et de la compétitivité régionale. Elle s’aligne avec les orientations du New Deal technologique, feuille de route nationale de transformation numérique, qui positionne l’innovation comme levier stratégique de croissance et de souveraineté.
Un hub intégré pour les métiers du numérique
Autre chantier majeur : la mise en place d’un Centre de Référence des Métiers du Numérique. Selon la vision portée par LuxDev, cette infrastructure se veut un hub intégré réunissant académie, startups et entreprises autour d’un même écosystème.
Le futur centre ambitionne de proposer des formations dans des métiers stratégiques, notamment en cybersécurité, tout en favorisant la montée en compétences et l’employabilité des jeunes. Il devrait également servir de catalyseur pour l’innovation locale et la professionnalisation des talents du digital.
La Start-up Act, levier d’attractivité
Lors de cette rencontre, le ministre Alioune Sall a rappelé le lancement, le 20 novembre 2025, de la Start-up Act, dispositif stratégique de labellisation des startups innovantes et des Structures d’Accompagnement à l’Entrepreneuriat (SAE).
Ce cadre vise à identifier et structurer un vivier national de startups à fort potentiel, à renforcer l’attractivité de l’écosystème sénégalais et à préparer la mise en place d’un fonds de fonds destiné à mobiliser des investisseurs autour de projets alignés avec les priorités de Sénégal 2050.
À travers ces initiatives conjointes, Dakar et Luxembourg confirment leur volonté de faire du numérique un pilier de coopération bilatérale, au service de l’innovation, de la formation et de la compétitivité régionale.
