Un scrolle pointe sous mes yeux cette image de la SENELEC qui m’intrigue, inquiète ma cohérence intellectuelle et en tant qu’acteur actif dans l’écosystème du numérique.
Pour ne survoler que quelques investissements importants estimés à plus de 515.000 dollars ($) faits dans ce secteur depuis des années durant pour assoir une bonne dynamique à mettre le numérique au cœur de nos politiques publiques, je trouve décaler voir impertinent qu’une société publique dont la majorité des actions est détenus par l’état à s’investir parallèlement sur ces mêmes activités alors que l’Etat a, au préalable, posé les bonnes bases vers une gouvernance intelligence à nos infrastructures surtout dans le domaine des télécoms et des services numériques.
Pour rappel, à Sénégal Numérique S.A (Ex ADIE), plusieurs projets portés par celle-ci se sont suivis pour bâtir des infrastructures numériques de transport et de services excédentaires pour satisfaire les administrations publiques comme privées.D’ailleurs, pour ne rappeler que quelques montages financiers, il s’agit le plus souvent de prêts concessionnels ou de partenariats publics privés contractés directement par l’état du Sénégal ou par une garantie au profit de sa structure dont les missions régaliennes lui reviennent ex-clu-si-ve-ment. Parlant de dette, qui avait suscitée beaucoup d’interrogation sur soit la pertinence ou la cohérence d’un investissement dont une partie de l’existence est déjà bâtie. Nous trouvons très maladroite que ces « Market-Maker » comme Huawei, légitimement constitués, puissent nous aiguiller pour adopter leurs innovations alors qu’une petite intelligence collective entre structures de l’Etat que nous sommes pouvait nous éviter parfois un double investissement avec des duplicatas de solutions dont la valeur recherchée est parfois insignifiante comparée aux lourds investissements éparpillés.
A travers le Numérique, nous devons parvenir à faire de l’Economies dans tous les secteurs(Economie Numérique). Cette théorie de la gouvernance intelligente doit sans délais voire le jour sinon nous risquons d’être toujours à la merci des géants internationaux du numérique qui, à la base ont un soutien infaillible de leur banque d’investissement.
Travaillons d’abord notre confiance inter-structure. Certes des impairs peuvent être constatés sur l’existant mais cela ne doit point ouvrir des ports indésirables ou dérobés pour laisser place à nos partenaires nous menés parfois vers la plupart des solutions à nos problèmes mais de manière dispersée. Gardons toujours en tête que, la caisse, même si elle est substituée, demeure celle de notre cher Etat à tous et c’est nous qui payerons la dette quel qu’en soit la forme.
En perspective, la solution de la mutualisation des idées, des infrastructures et solutions numériques est la seule issue possible pour régler définitivement ce problème avec une mise en cohérence des investissements sur ce secteur névralgique. Heureusement que les bases à sa faisabilité sont déjà annoncées avec le projet de gouvernance du NDT et aussi la mise à niveau du Conseil National du Numérique (CNN).
Retenons que cette orientation stratégique pour une meilleure maîtrise sur nos dépenses publiques n’est qu’un exemple donné sur ce secteur du numérique où j’évolue depuis des années mais ouvrira certainement d’autres réflexions plus larges pour polariser les autres leviers au développement.
Un Etat qui se veut souverain, doit aussi savoir maîtriser ses investissements….
Thiendella KEBE
Ingénieur, Acteur actif de l’écosystème du Numérique.
Poli-TIC/snpolitic@gmail.com
