Le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé une réforme d’ampleur dans le secteur des cimenteries au Sénégal. Cette décision s’inscrit dans la volonté de l’État de corriger plusieurs dysfonctionnements financiers et juridiques identifiés dans certaines industries stratégiques.
Selon les informations communiquées, les quatre cimenteries opérant sur le territoire sénégalais présentent un manque à gagner global estimé à plusieurs centaines de milliards de francs CFA. Dans le détail, les montants évoqués s’élèvent respectivement à 160 milliards, 148 milliards, 63 milliards et 47 milliards de FCFA. Ces pertes pour l’État seraient liées principalement au non-paiement de certaines taxes et redevances, mais également à l’octroi d’avantages fiscaux et douaniers dans des conditions jugées non conformes à la réglementation.
Face à cette situation, le gouvernement a décidé de réaligner les cimenteries sur le régime fiscal et douanier normal, conformément aux orientations du nouveau code en cours de finalisation. Celui-ci prévoit notamment la suppression de l’ensemble des exonérations accordées dans ce secteur.
Selon les estimations avancées par les autorités, cette réforme pourrait permettre à l’État de mobiliser environ 360 milliards de francs CFA supplémentaires par an, tout en renforçant la transparence et l’équité dans la gestion des industries stratégiques.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de rationalisation des avantages fiscaux et de renforcement de la souveraineté économique, engagée par les nouvelles autorités.