Sénégal : 5 milliards FCFA de financement et 2 000 points de vente exemplaires pour révolutionner le commerce de proximité.

Une nouvelle phase dans la modernisation du commerce local est franchie par le gouvernement sénégalais. Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Dr Serigne Guèye Diop, a présenté ce jeudi à Dakar, lors d’un atelier national dédié à la restructuration du secteur, un programme audacieux destiné à professionnaliser les réseaux de distribution et à améliorer la compétitivité des boutiques de quartier.

Cette réunion, regroupant presque une centaine de participants couvrant toute la chaîne de valeur des agriculteurs, des commerçants, des industriels, des transporteurs, des institutions financières, des collectivités locales jusqu’aux services de l’État a constitué l’occasion d’exposer les principales orientations d’une réforme considérée comme l’une des plus significatives jamais initiées dans le domaine.

La mise en place d’un fonds d’accompagnement de 5 milliards de francs CFA, conçu pour aider les commerçants et boutiquiers participant au programme, est l’un des aspects clés de l’initiative. D’après le ministre, cette provision vise à faciliter leur transition vers une économie plus organisée, qui repose en grande partie sur le regroupement des achats, le perfectionnement de la gestion commerciale et l’amélioration de la qualité du service offert aux clients.

Le plan envisage aussi l’établissement d’un réseau national de 2 000 Boutiques de Référence, qui seront réparties à travers tout le pays. Une centrale d’achat commune est chargée d’approvisionner ces points de vente en produits de consommation courante, de contribuer à la stabilisation des prix et d’éviter les pénuries de stock qui impactent souvent les commerces de quartier.

Un des éléments les plus innovants de la réforme se trouve dans son modèle de gouvernance. Dans les futures structures, 75 % du capital seront détenus par les commerçants et boutiquiers, alors que 25 % des parts resteront à l’État. Une distribution qui, d’après les instances officielles, a pour objectif d’accroître l’engagement des intervenants du domaine tout en assurant un soutien institutionnel pérenne.

Selon le ministre Serigne Guèye Diop, le projet ne se limite pas à la simple modernisation des boutiques de quartier. L’objectif du programme est de réorganiser toute la chaîne de distribution agroalimentaire, depuis la production jusqu’à la consommation, dans le but d’établir un système plus efficace, plus inclusif et plus résistant aux défis économiques et logistiques.

Les participants à l’atelier ont aussi été encouragés à partager leurs observations et suggestions. Les discussions ont abouti à la détection de divers obstacles propres aux différentes filières, et à l’élaboration de solutions d’amélioration qui tiennent compte des situations présentes sur le terrain. Dans les jours à venir, un rapport récapitulatif sera préparé pour inclure ces apports avant le démarrage officiel du programme.

Ces initiatives visent aussi à faire la promotion d’une consommation durable tout en soutenant les producteurs locaux. Le programme, en soutenant les circuits courts, devrait aider à stimuler l’économie locale et à minimiser l’empreinte carbone associée aux transports.

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par Socialnetlink

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