Le Sénégal propulse son dispositif statistique et son système d’état civil dans une nouvelle ère de modernité.L’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD) et l’Agence nationale de l’État civil (ANEC) franchissent une étape décisive : la signature d’un protocole d’interopérabilité qui propulse la gouvernance publique vers davantage d’efficacité, de transparence et une exploitation optimale des données.
L’ambition maîtresse de cet accord : propulser l’état civil au rang de pierre angulaire de la planification nationale. L’accord envisage, entre autres, un échange automatisé des données d’état civil, une nette amélioration de la fiabilité des statistiques de naissances, mariages et décès, la création d’un système d’information géographique spécifiquement dédié à l’état civil, et la production régulière de rapports statistiques conformes aux normes internationales. Pour le Directeur général de l’ANSD,
Dr Abdou Diouf, l’équation est claire :
« Sans des données d’état civil irréprochables, impossible de planifier un développement à la fois performant et juste. »
Cette affirmation souligne à quel point la solidité des systèmes d’information est désormais cruciale pour garantir la pertinence des décisions publiques. Plus qu’une simple collaboration technique, ce partenariat incarne une ambition politique audacieuse : celle d’un État qui ancre ses décisions publiques dans des données factuelles, actualisées en temps réel et interconnectées.L’interopérabilité entre l’ANSD et l’ANEC démultiplie notre compréhension démographique, affine notre capacité à anticiper les enjeux sociaux, sanitaires et éducatifs, et optimise l’allocation des ressources publiques.
À l’heure où les données s’imposent comme un outil essentiel de souveraineté numérique et d’efficacité administrative, cet accord marque une étape stratégique décisive. Le Sénégal se distingue en Afrique, plaçant la statistique publique et un état civil modernisé au cœur de sa gouvernance et de son projet de développement durable.Une percée significative qui atteste que la transformation numérique de l’administration sénégalaise est désormais une réalité concrète, portée par des actions structurantes.