Au Sénégal, les transactions financières, à partir du mobile banking, ont enregistré, en fin décembre 2018, un volume total de 294,9 millions d’opérations évaluées à 2.470 milliards de FCfa. Ces estimations, qui ont été fournies, hier, par la direction nationale de la Bceao, ont été réalisées uniquement sur les plateformes des deux opérateurs de téléphonie à savoir Orange et Tigo cash.

L’activité d’émission de monnaie électronique au Sénégal connaît un dynamisme si l’on se réfère aux dernières statistiques publiées par la direction nationale de la Bceao, hier, à l’issue d’une réunion trimestrielle avec l’Association professionnelle de banques et établissements financiers du Sénégal (Apbef) sur la situation du système bancaire sénégalais. Selon le directeur de la Banque centrale pour le Sénégal, Ahmadou Al Amine Lô, 294,9 millions d’opérations ont été réalisées par les établissements émetteurs de monnaie électronique en activité au Sénégal, à savoir Orange et Tigo cash, pour un volume total de transactions évaluées à 2.470 milliards de FCfa en fin décembre 2018.

Concernant les autres acteurs, notamment les banques, elles totalisent un volume de 3,98 millions d’opérations pour un montant de 250 milliards de FCfa. Les services les plus utilisés par la clientèle de la monnaie électronique sont les rechargements cash (1.070 milliards), les retraits cash (734 milliards, les transferts de personne à personne (412 milliards), les paiements de facture (105 milliards), les achats de crédits téléphoniques (92 milliards) et les paiements marchands (84 milliards).

Pour ce qui est de la situation du système bancaire, les établissements de crédits établis au Sénégal ont affiché un résultat excédentaire estimé à 96 milliards de FCfa en fin 2018, d’après le directeur national de la Bceao.

Un résultat excédentaire de 96 milliards en 2018

Il ajoute qu’au terme du mois de mars 2019, les banques ont affiché un total bilan de 7.194 milliards de FCfa en progression de 9,8% par rapport à mars 2018. Les emplois bancaires, ressortis à 6.340 milliards de FCfa, ont augmenté de 520 milliards (+8,9%) sur la période. Cet accroissement, justifie la Bceao, est imputable, pour l’essentiel, à celui des encours nets de crédits à la clientèle (+519 milliards). S’agissant des concours de crédits, ils sont répartis entre les financements à court terme (49,6%), à moyen terme (42,2%) et à long terme (8,2%) qui ont progressé respectivement de 27,4%, 0,6% et 24% sur l’année.

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L’analyse de la répartition sectorielle de ces financements fait ressortir, à fin mars 2019, que les principaux secteurs qui bénéficient de prêts bancaires sont les services, le commerce et l’industrie. Quant aux ressources collectées par les établissements de crédits constitués des dépôts et emprunts, elles se chiffrent à 5.859 milliards, en hausse de 8,5% par rapport à mars 2018. Elles sont essentiellement réparties entre les dépôts à vue (2.614,5 milliards) et les ressources à terme (2.154,3 milliards). Concernant les conditions de banques, les taux de base bancaires s’inscrivent à l’intérieur d’une fourchette comprise entre 6,5% et 9%. Le taux de base moyen est resté stable à 8,2%.

(Source – Abdou Diaw lesoleil.sn)