En Afrique, les gouvernements utilisent souvent les établis pour la réglementation du numérique pour mater les web activistes et autres leaders d’opinions qui tenteraient de les contredire ou d’éveiller la conscience citoyenne.

C’est le cas du Bénin. Actuellement des web activistes et un journaliste ont été condamnés sur la base de l’article 550 de la loi portant sur le Code du numérique en République de Bénin.

Au nombre de 8, les 7 ont été condamnés à une peine de 24 mois de prison ferme assortie d’une amende de 200.000. Quant à l’administrateur d’un groupe Whatsapp, il écope de 12 mois de prison ferme et une amende 200.000.

D’après BWT, il leur est reproché la publication de fausses informations relatives à l’affaire de trois tonnes de cocaïnes arraisonnées en Uruguay. 

Chose que les mis en cause ont reconnue avec une présentation d’excuses tout en demandant la clémence du juge. Malgré, le verdict est resté intact.

Le Bénin c’est le pays où notre confrère, le journaliste Ignace Sossou a été condamné à une peine de 18 mois de prison ferme.

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En conséquence, depuis le 24 décembre 2019, il séjourne en prison pour juste avoir effectué un live tweet lors d’un atelier organisé par l’Agence française de Développement (CFI).

En effet, le journaliste a relayé des propos du Procureur Mario Mètonou sur Facebook et Twitter. Cependant, même s’il n’a pas démenti ce qui a été rapporté, le Procureur estime qu’ils sont sortis de leur contexte.

Nos confrères nous rapportent aussi qu’un autre journaliste dénommé Aristide Hounpkèvi, fondateur du média en ligne l’Autre Figaro a échappé de peu à la prison. Présenté au Procureur, jeudi 09 janvier après 7 jours de garde à vue suite à une plainte d’un ministre pour publication mensongère, le professionnel des médias a été libéré fort heureusement.

A tout prendre, le code du numérique apparaît comme la loi de la charia où à la moindre incartade, le journaliste ou le web activiste est conduit à l’abattoir. 

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