Depuis le début du confinement  en cette pandémie, l’e- commerce est en explosion dans le continent africain. Divers produits sont achetés en ligne et livrés par des startups spécialistes de la livraison à la commande. Une craie opportunité pour ces starups du commerce électronique.

 

L’épidémie du coronavirus continue de stimuler les activités en ligne à travers l’Afrique. De nombreux pays du continent comme l’Afrique du Sud, le Nigéria ou le Sénégal ont vu naitre et grandir de nombreuses initiatives dans le commerce électronique.

Des centaines d’entreprises ont vu leur chiffre d’affaires grimper de manière exponentielle. Plus de 50% du chiffre voire même plus. C’est le cas de Rapidos, une entreprise née il y a deux ans.

« Aujourd’hui, notre activité a de 90 % grâce à la plateforme en ligne. Autrement, c’est en train d’exploser en termes de livraison», confie Mouhamed Badiane, cofondateur de Rapidos.

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Le commerce en ligne progressait de manière significative en Afrique avec l’avancée d’internet, le développement de la classe moyenne, l’urbanisation et la jeunesse de la population.

La CNUCED, un organe de l’ONU, chiffre en fin 2018, 21 millions le nombre d’acheteurs en ligne en Afrique pour l’année 2017. Soit environ, au moins 0,25% du PIB africain, rapporte africanews.

Les bons chiffres du commerce en ligne, en cette période de pandémie, en Afrique permettent de relancer les craintes nées il y a quelques mois après l’annonce de la multinationale française Jumia de fermer ses bureaux dans plusieurs pays africains.

Pour Nelson CISHUGI, le succès est assez simple à expliquer : les gens n’arrivent pas à sortir de chez eux. Donc, ils se font livrer les produits à domicile. Il y a une chose positive avec le coronavirus, c’est qu’aujourd’hui au niveau des plaidoiries qui ont été faites par les startups c’est un bon de cinq ans au minimum car ce que les gens pensaient impossible il y a un an est en train de se faire à une vitesse phénoménale.

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Des entreprises qui étaient à 2% de taux de pénétration dans le marché sont, aujourd’hui, à plus de 25% en termes de e-commerce.

« Il est important que les gouvernements, les Etats puissent accompagner ces entreprises qui sont en train de fleurir sinon elles risquent de disparaître à la fin de cette pandémie », soutient le fondateur de Lopango, plateforme qui permet d’accéder gratuitement à Internet.

En plus, il faudra aussi démontrer qu’il est possible de faire beaucoup de choses de façon dématérialiser que cela soit dans le commerce, dans l’enseignement. Il faut surtout aussi, mettre en place des lois, un cadre juridique, légal afin de permettre à ces startups du e-commerce de ses développer.

 

 

Avec Africanews

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