Les forces de sécurité sénégalaises sont de plus en plus connectés dans les réseaux de ces cybercriminels basés dans le pays. Les hommes du ministre Antoine Diome ont frappé un gros coup hier, en mettant hors d’état de nuire une bande de cybercriminels d’origine nigériane, dont les tentacules s’étendaient à travers le monde. Ces derniers seront déférés chez le procureur de Mbour à l’issue de leur garde à vue, informe Le Quotidien.

C’est un très joli coup de filet qui a été réalisé hier par les forces de sécurité. Un très important réseau de présumés cybercr1m1nels, de nationalité nigériane, a été neutralisé par la Division spéciale de cybersécurité (Dsc) de la Police nationale, dans l’axe Saly-Mbour. Ces cr1m1nels de haut vol étendaient leurs méfaits non seulement au Sénégal, mais dans le monde entier. En effet, parmi leurs victimes se trouvent des personnes résidant, entre autres, en France, au Maroc et même aux Etats-Unis d’Amérique.
Les personnes interpellées sont au nombre de 42, toutes de nationalité nigériane. Les éléments de la Dsc ont saisi, en plus de ces individus, du matériel informatique, composé de 27 ordinateurs portables, ainsi que de 77 téléphones portables. Ce matériel permettait à ces cr1m1nels d’opérer à de l’usurpation d’identité numérique, l’e3tors1on en ligne, du chantage, ainsi que des transferts ill1cites de fonds.

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Les exploitations techniques faites sur leurs appareils électroniques ont révélé tout un ensemble d’outils informatiques (logiciels et matériels), permettant l’anonymisation sur internet, des banques d’images collectées de manière ill1cite, de faux comptes dans les réseaux sociaux. L’exploitation des téléphones, notamment l’application WhatsApp, a permis d’identifier des centaines de victimes à travers le monde, et de diverses nationalités, comme on l’a dit plus haut. Ces présumés cybercr1m1nels utilisaient Google Traduction pour échanger en arabe et dans d’autres langues. Ils cherchent des victimes sur internet et sur les réseaux sociaux. Le ciblage des victimes est fait en déployant des moyens d’ingénierie sociale qui permettent de monter des scénarios très crédibles aux yeux de la victime. Pour crédibiliser leurs supercheries, après l’entrée en contact, ils envoient de faux documents d’identité à leurs proies, contenant des données personnelles de tiers dont ils auront usurpé l’identité.


Il faut dire que la Police nationale a déployé un véritable arsenal technique pour mettre fin aux activités de ces éléments. C’est à la suite de nombreuses plaintes portant sur l’escr0querie en ligne, l’usurpation d’identité numérique ou de chantage numérique que les services dépendant du nouveau ministre Antoine Félix Diome ont actionné la Division spéciale de cybersécurité. Le service cyber-patrouilleur de cette division a été mis en alerte maximale pour signaler tous les agissements suspects sur la toile et localiser la provenance de la menace.

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Ces efforts ont permis de détecter une intense activité cr1m1nelle dans la zone de Mbour et de Saly. Le Groupe de recherche et d’interpellation de la police a pu faire des recoupements auprès du voisinage de ces activités qui ont permis de mettre la main sur ces présumés cybercr1m1nels.
A l’issue de leur garde à vue, ces présumés criminels, dont le plus âgé est né en 1988, et les plus jeunes âgés de 21 ans au plus, seront présentés au procureur de Mbour.

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