Facebook a finalement imposé à ses utilisateurs sa nouvelle politique sur les données personnelles utilisées dans sa messagerie WhatsApp. Le « forcing » est passé comme une lettre à la poste après un séisme de contestation.

Facebook passe à l’acte. Désormais, vos données personnelles issues de l’utilisation de l’application de messagerie Whastsapp seront utilisées à des fins publicitaires comme l’avait annoncé le réseau social.

Les gestionnaires de page Facebook (en tout cas au Sénégal et dans beaucoup de pays francophones ) ont du remarquer cette « imposition forcée » d’ajouter un numéro de téléphone au niveau des pages pour pouvoir utiliser Whatsapp ou la version business dans le cadre de leur activités de commerce électronique. En bref, les entreprises auront la possibilité de gérer, depuis les services d’hébergement de Facebook, les messages envoyés par les clients via WhatsApp. L’application va facturer ces différents services aux entreprises.

Pourtant, l’annonce avait fait un tollé sur le web après l’annonce par Facebook de sa nouvelle politique de confidentialité sur la protection des informations personnelles.

Beaucoup d’utilisateurs avaient quitté le réseau social avec la mise en position d’autres applications comme Télegram et Signal. Ce détournement de situation avait permis à l’application Signal de gagner des points après un tweete du milliardaire et patron de Tesla Elon Musk.

C’est dire que la montage de protestation a accouché d’une souris profitable au patron de Facebook qui n’a pas voulu se plier aux consignes imposées par les régulateurs sur la protection des données personnelles.

L’Afrique du Sud porte plainte contre Facebook

D’autres pays qui ont compris les dangers de ce forcing ont vite fait de réagir. C’est le cas par exemple de l’Afrique du Sud qui a porté plainte contre facebook.

Le régulateur sud-africain de l’information juge, dans un communiqué, que « la nouvelle politique de partage de données entre WhatsApp et Facebook viole les lois de son pays sur la protection des données ».

Il a ainsi donné « des instructions à des avocats pour qu’ils préparent un avis sur la marche à suivre en termes de litige ».