Des employés de Facebook qui espionnent des utilisateurs à travers leurs déplacement, appels messenger, posts ou commentaires ne devraient pas être une surprise.

Espionner une femme après un premier rendez-vous ou retrouver sa compagne après une séparation : un livre sur les dérives de Facebook qui vient de paraître, et que Business Insider a pu consulter en amont, explique notamment comment certains ingénieurs travaillant pour le réseau social ont accédé aux données personnelles d’utilisatrices qu’ils fréquentaient. Le livre écrit par deux journalistes du New York Times soutient que de telles failles étaient inévitables au regard du fonctionnement et de « l’agressivité » de la firme créée par Mark Zuckerberg.

Selon cet ouvrage (An Ugly Truth: Inside Facebook’s Battle for Domination), en un an, Facebook a licencié 52 employés qui avaient abusé de leur position pour accéder aux informations personnelles d’utilisateurs. Les auteurs évoquent l’exemple d?un couple en voyage en Europe. Suite à une dispute, la femme avait quitté l’hôtel et son compagnon. Mais ce dernier, ingénieur chez Facebook, aurait alors réussi à la suivre en ligne.

16 000 salariés avaient accès à ces données

Un autre ingénieur aurait accédé à « des années de conversations privées sur Facebook Messenger, des événements, des photos téléchargées (y compris celles supprimées) et des publications commentées ou cliquées » d’une femme qui avait cessé de répondre à ses messages après un rendez-vous galant, rapporte l’enquête des deux journalistes. D’une manière générale, les ingénieurs auraient accès aux données personnelles des utilisateurs, car cela permettait de lever des contraintes techniques à l’exécution de leur tâche. Selon le livre, Mark Zuckerberg aurait été mis au courant de la situation par son chef de la sécurité, Alex Stamos. 

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Il aurait recommandé au patron de Facebook de limiter le nombre de personnes ayant accès aux données des utilisateurs à 5 000, contre 16 000 initialement. Un employé affirme cependant que les suggestions visant à limiter la conservation des données personnelles sont vouées à l’échec chez Facebook, car cela va à l’encontre de « l’ADN de Mark ».

Avec Le Point

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