Ce mardi 31 août, c’est la journée mondiale du blog. Quand Tim Berners Lee activait le premier site internet de l’histoire, il devint le premier blogger ou blogueur – français oblige- de l’histoire, mais ça, en était-il conscient dès le départ?

Contraction des mots Web et Log, le blog est un carnet de bord en ligne. Mais plus simplement, cet outil, qui détrône de plus en plus les média dits classiques, est perçu de nos jours comme un outil rendant de plus en plus la démocratisation de l’information. Pour certains, un pur effet de mode. Cependant, tant les blogs deviennent des sources crédibles, des références de par leur originalité, l’expertise qui y est exposée, leur diversité dans les domaines de la technologie, de l’agriculture, de la santé, de la fiscalité, de la cuisine, des astuces de bricolage, du journalisme citoyen, pour les plus professionnels.

Ce n’est pas un hasard si les VIP, people, politiciens, célébrités, où grandes institutions ont tous un blog pour parler avec leurs publics, assurant de leur répondre « personnellement ». Mais il est arrivé que les blogs permettent à des inconnus de devenir des stars, à l’image de Salam Pax qui, au début de la guerre en Irak, décrivait son quotidien à la façon d’un envoyé spécial. « A l’avenir, chacun aura son quart d’heure de célébrité mondiale« . Andy Warhol, célèbre icône des années 80 de la jet-set internationale, ne croyait pas si bien dire dans les colonnes de montpellier.fr

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Alors que les réseaux sociaux menacent l’existence même du blog, telle une déferlante, de nouvelles préoccupations l’ont aujourd’hui remis en selle, tout au moins au niveau de continent africain. Parce que, par exemple, la question du respect des libertés individuelles et collectives demeure centrale au niveau de nos pays. Et l’information, un enjeu majeur pour la conquête de l’opinion nationale et étrangère. Débauchages de patrons de presse, signature de contrats de partenariat – Quid de l’information ? – entre des ministères, des hommes politiques et des groupes de presse, harcèlement fiscal, jamais le pouvoir d’informer n’a été aussi menacé au Sénégal.

D’où la naissance d’une information citoyenne, plus engagée, avec au cœur du processus, le blog et les réseaux sociaux. Et les événements du 3 au 8 mars 2021 au Sénégal, ont prouvé à suffisance, la capacité de ces nouveaux outils à supplanter avantageusement les médias classiques. Libertés individuelles et collectives, éducation, économie, gouvernance, énergie, entrepreneuriat, sont des thématiques qui sous nos cieux, ne peuvent faire l’impasse sur l’apport des blogs parce que l’ampleur de la tâche d’informer et de sensibiliser, est sans commune mesure dans nos pays.

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L’on ne pourra également oublier l’apogée des initiatives de militants du web sur le continent africain qui, grâce à leurs blogs, ont pu démocratiser l’information sur la démocratie, les droits des femmes, de la jeunesse, sur la cybercriminalité, etc. Ces informations qui jadis étaient la chasse gardée de nos politiques, sont devenues sous nos cieux plus accessibles, mais également plus digestes et plus véridiques. Citons-en quelques-uns à l’instar de Africtivistes, Sénégal Vote, Save Dakar, Parole aux jeunes, etc.

Ciprian Mihali, Professeur de philosophie à l’université à Babes-Bolyai de Cluj (Roumanie), nous rappelait en substance tout bonnement qu’ «après la phase d’enthousiasme du blogging, il y a une phase du réalisme qui consiste à mieux cerner les contenus, à apprendre comment mieux transmettre les messages aux cibles, et de se constituer dans une force de la liberté d’expression qui est un baromètre de la démocratisation d’une société ».

Et c’est tout le sens de notre engagement, en toute responsabilité.

Cheikh Bamba Ndao, Digital Manager, Blogueur Tech 

Twitter @publicheikh 

Mail: publicheikh@gmail.com 

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