Chargé de sécurité intérieur au Sénat, Gary Peters surveille les réseaux comme du lait sur le feu. Il y a de cela un mois, dans le cadre d’une enquête menée par la commission sénatoriale sur l’insurrection, M. Peters a envoyé des lettres demandant des explications à Facebook, Twitter et YouTube. Cette fois- ci c’est le chinois TikTok qui est interpellé sur la gestion des contenus extrémistes.

Le président du Sénat pour la sécurité intérieure, Gary Peters (D-Mich.), a demandé mardi à l’application de partage de vidéos TikTok des informations sur ses efforts pour limiter les contenus extrémistes violents avant et après l’émeute du 6 janvier au Capitole, élargissant ainsi l’enquête du panel sur la façon dont les médias sociaux ont pu contribuer à la violence.

Selon le Washington Post, M. Peters s’est dit préoccupé par les informations selon lesquelles des extrémistes nationaux ont utilisé la plateforme pour « recruter, organiser et communiquer » dans les jours qui ont précédé l’émeute, et qu’ils « continuent de diffuser leurs messages par le biais de contenus soutenant les suprémacistes blancs, les extrémistes et les organisations terroristes ».

Il a demandé à TikTok de fournir au panel, d’ici le 27 octobre, des informations sur la manière dont elle a appliqué les politiques contre les contenus extrémistes et violents avant et après le 6 janvier, si la société a coopéré avec les autorités fédérales dans ces efforts et si ses algorithmes ont amplifié certains de ces contenus.
Dans une lettre adressée au PDG de TikTok, Shou Zi Chew, M. Peters a accusé la société de n’avoir pris des mesures contre certains contenus extrémistes qu' »après avoir reçu des rapports continus de parties extérieures » et a déclaré que « les contenus extrémistes de TikTok ont été autorisés à revenir et à continuer à fonctionner sur sa plateforme ».

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Les porte-parole de TikTok n’ont pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.

Facebook, Twitter et YouTube ont été interpelées le mois dernier par le sénateur afin d’obtenir des informations sur leurs politiques et leur application contre les contenus extrémistes liés au 6 janvier. Cette nouvelle interpellation marque une expansion de ces efforts et augmente l’examen du rôle présumé de TikTok dans les événements, qui a attiré moins d’attention que ceux de ses pairs.

La commission a confirmé au Washington Post la semaine dernière qu’elle prévoyait également de rencontrer Frances Haugen, une dénonciatrice de Facebook, qui a accusé la société de contribuer aux événements du 6 janvier.
La commission spéciale de la Chambre des représentants chargée d’enquêter sur l’émeute du 6 janvier a également demandé à Facebook, YouTube, Twitter et TikTok des informations sur leur rôle dans le contrôle des contenus relatifs à l’émeute.

Mardi, M. Peters a également envoyé des lettres au département de la sécurité intérieure et au FBI, leur demandant de divulguer plus de détails sur leurs efforts pour enquêter et perturber le terrorisme et l’extrémisme nationaux sur les plateformes de médias sociaux.

Dans une lettre adressée au secrétaire du DHS, Alejandro Mayorkas, Peters a écrit que « des inquiétudes subsistent quant aux actions du DHS pour combattre la prolifération de l’extrémisme national sur les médias sociaux, et quant à la manière dont le département a hiérarchisé ses ressources pour contrer cette menace ».

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Le DHS et le FBI n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.

Avec Washingtonpost

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