Le Sénégal n’est pas en retard dans le domaine de la sécurité nucléaire. C’est le constat fait par Ndèye Arame Boye Faye, directrice de l’Autorité sénégalaise de radioprotection et de sûreté lors d’une session de sensibilisation avec la presse sénégalaise.

«Le Sénégal n’est pas en retard par rapport aux mesures que le monde a prises suite aux attaques terroristes du 11 septembre. On s’est rendu compte qu’il y a des risques d’attaques liées à l’utilisation de ces sources depuis cette date », a déclaré Ndèye Arame Boye Faye. 

Selon la directrice, on ne doit pas donner l’opportunité aux « malveillants » d’avoir accès à des sources radioactives et de les utiliser à des fins néfastes, il est exigé un certain nombre de mesures qui prennent en compte les conditions d’importation, de l’exportation mais aussi du transport à l’intérieur et la détention et l’utilisation. 

D’ailleurs ajoute-t-elle, des stratégies sont également élaborées en étroite collaboration avec les forces de défense et de sécurité, pour avoir une longueur d’avance sur les groupes malfaisants qui seraient tentés de faire des attaques avec ce genre d’armes

L’Autorité sénégalaise de radioprotection et de sûreté a pour mission de réglementer, autoriser, contrôler tout ce qui se passe dans le domaine des émissions radioactives. Elle a aussi pour rôle d’informer, de protéger les travailleurs, le public et l’environnement. 

Elle également consacre une part importante au suivi domestique des travailleurs exposés aux sources radioactives. Pour ce faire, l’organe de régulation s’est dotée d’un laboratoire de dosimétrie équipé d’un système manuel basé sur la technologie OSL Insight. Ce qui fait qu’au début du mois de décembre, l’ARSN assurait le suivi dosimétrique d’au moins 650 travailleurs.   

Pour mieux assurer ses prérogatives, l’ARSN rattaché au secrétariat général du gouvernement a travaillé sur un projet de loi qui a été adopté par l’Assemblée nationale. La promulgation devrait intervenir dans les prochains jours.

Avec Dakaractu