Le fondateur de SpaceX et Tesla vient de prendre 9,2 % du capital de Twitter, confirmant une fois de plus l’attrait de l’entrepreneur pour ce réseau social, central dans sa communication.

Elon Musk est devenu, contre toute attente, le plus gros actionnaire du géant des médias sociaux Twitter, avec une participation d’environ 3 milliards de dollars. Le fondateur de Tesla et de SpaceX possède désormais 73,5 millions d’actions de Twitter, soit 9,2 % des actions ordinaires du réseau social. L’achat de ces actions a eu lieu le 14 mars dernier, comme le révèlent les informations réglementaires publiées par Twitter.

Pour tout insolite qu’elle soit, la participation d’Elon Musk au capital de Twitter possède sa propre logique : Elon Musk s’est en effet imposé comme un utilisateur régulier et enthousiaste de la plateforme, sur laquelle il compte environ 80 millions d’abonnés. Il l’utilise pour tout, des blagues aux mèmes, en passant par les réflexions sur la nature de l’univers et les nouvelles sur les lancements de fusées et les performances de Tesla. L’entrepreneur a également utilisé récemment la plateforme pour débattre du rôle de Twitter lui-même, au fil d’une conversation qui pourrait prendre une résonance supplémentaire après la révélation de son actionnariat géant.

Fin mars, l’homme d’affaires avait ainsi publié un sondage sur Twitter au sujet du réseau social, autour de la question suivante : « La liberté d’expression est essentielle au bon fonctionnement d’une démocratie. Pensez-vous que Twitter adhère rigoureusement à ce principe ? »

A l’époque, il précisait que « les conséquences de ce sondage seraient importantes. Veuillez voter avec soin ». Une phrase qui prend aujourd’hui toute sa résonance, alors que seul un peu moins d’un tiers des répondants avaient répondu par l’affirmative. « Etant donné que Twitter sert de facto de place publique, le fait de ne pas adhérer aux principes de la liberté d’expression nuit fondamentalement à la démocratie », avait commenté Elon Musk avant de rebondir sur une autre question : « Une nouvelle plateforme est-elle nécessaire ? » De quoi faire logiquement naître nombre de rumeurs sur sa velléité d’investir le marché des réseaux sociaux.

Avec ZDNET