jeudi, février 2, 2023

Conséquences numériques de la guerre Poutine- Ukraine

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Le 24 février 2022, Poutine a lancé une attaque pour envahir l’Ukraine. Ainsi, le président russe ne pensait pas que cette guerre allait autant durer. Le 08 octobre 2022,  le pont de Crimée a été détruit par des présumés ukrainiens , ceci a marqué une nouvelle vague de violences dans les affrontements.

Pour la première fois, depuis la guerre froide , l’usage de la bombe nucléaire est une hypothèse, en usage tactique ou stratégique. Dès lors, le conflit prend de plus en plus de proportion avec des conséquences qui ont des répercussions mondiales. Nous pouvons prendre l’exemple de l’accès à l’engrais, qui a eu un impactant direct chez nos paysans, au Sénégal. En effet, c’est ce qui a fait que le président Macky Sall s’était déplacé en Russie pour rencontrer son homologue Poutine.

Rappelons que l’objet de cette réflexion n’est pas d’apporter des solutions mais de susciter des questions et éventuellement une résilience adéquate.

La guerre Poutine-Ukraine est qualifiée, par beaucoup de spécialistes, de guerre hybride. Par guerre hybride, nous comprendrons une guerre conventionnelle qui comporte d’autres aspects. Ce conflit est aussi une guerre alimentaire, économique , une guerre de désinformation , une bataille énergétique… Mais c’est aussi et surtout une cyberguerre.

La cyberguerre peut être définie comme étant un ensemble de modalités d’actions qui vont venir se rajouter à celles qui sont conventionnelles dans le cadre d’un combat. Ainsi, nous avons  ce que l’on appelle la « quatrième dimension”, le cyberespace, qui implique l’attaque sur des modems satellitaires par exemple. La cyberguerre inclut aussi l’ensemble des infrastructures et des réseaux liés aux numériques, c’est-à-dire à internet . A cela, s’ajoute l’aspect intangible et invisible d’internet, nos usages des applications.

Il serait naïf de penser que les conséquences d’une telle cyberguerre avec les risques d’amplification, qui ont déjà commencé avec les IT-ARMY de part et d’autres, se limiteraient en occident.

Que ferions-nous si nos accès à internet se retrouvent face à des menaces réels?

Que ferions-nous si nos accès aux applications et les usages sont compromis ?

Quelles résilience faudrait-il penser ?

Il se pose à nouveau , pour nous, la question de la souveraineté numérique.

 

Amadou POUYE

CEO UPNEU