dimanche, avril 2, 2023

Polémiques autour du TER : A la France sa Tour Eiffel, au Sénégal son Train Express Régional

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Le TER fait partie de ces beaux succès du Président Macky SALL, dont son opposition faible et manipulatrice lui jalouse et tentera à tout prix d’y jeter le discrédit sans y parvenir, car n’ayant ni les arguments techniques, ni les capacités intellectuelles pour ce faire.

Ce faisant, dans cet exercice tout y passe : Manipulation à outrance de la masse, mensonges grotesques, commande d’articles de presse téléguidés auprès des rédactions étrangères.
Depuis son lancement, les détracteurs du Train Express Régional, n’ont raté aucune occasion pour discréditer le projet. Aujourd’hui la publication du « Torchon », pour ne pas dire papier, du pourtant prestigieux journal français LE FIGARO, relance le débat, mais cette fois sur la propriété juridique du Ter. Encore que la propriété est avant tout une notion de droit qui renvoie aux droits d’une personne attachés à un bien ; lesquels droits se résument à l’usus, au fructus et à l’abusus.
Aussi, au vu de la place du Figaro dans l’espace médiatique international et de la crédibilité qui va avec, une mise au point s’impose.
Dans son article paru le 26 janvier courant, sous la plume de François DELETRAZ, le journaliste soutient dans une imprudence qui frise la mauvaise foi, en refusant de se donner le minimum de peine de creuser comme le recommande son métier, que le TRAIN EXPRESS RÉGIONAL appartient à la SNCF de France.

Il a tout faux ! aujourd’hui et demain.

En guise de réponse à ce farceur de journaliste, permettez nous de revisiter l’histoire du TRAIN EXPRESS REGIONAL et de démentir au passage les contrevérités distillées ça et là en son temps par rapport à son acquisition auprès de Alstom France.
Le TER n’a été ni prêté au Sénégal par la France, ni acheté par la France pour le Sénégal. Ce qui pourrait prêter à confusion. Le Ter a été acheté par le Sénégal suivant un montage financier faisant intervenir les partenaires financiers comme la Bad, la Bid , entre autres, et le trésor Sénégalais.

Ce montage financier innovant d’un montant de 780 milliards FCFA, est établi sur la base d’un crédit à taux concessionnel de 2% étalé sur 25 ans. Sur cette seule base, comment juridiquement une commande passée et payée par le Sénégal finie en fin de compte d’être une propriété de la SNCF qui n’est à aucun moment intervenu dans le montage ci-dessus relaté ?????
Le débat public est super important dans la vie de la démocratie d’un Etat. On ne peut y intervenir sur la base de propos fallacieux sans fondement juridique, sans fondement scientifique.

Sur un autre registre, tous les sénégalais se rappellent des arguments brandis au temps par les adversaires du Président Macky SALL et repris par leurs souteneurs en mode « chiens de Pavlov » qui nous restituent de façon mécanique, sans en saisir la quintessence, les propos du genre : « Macky SALL a passé commande auprès de Alstom France pour secourir la société qui était menacée de dépôt de bilan et de fermeture pour défaut de bon de commande. Le Sénégal n’a aucun intérêt dans cette transaction » disaient-ils. Nous n’avions pas jugé nécessaire de répondre à ces propos incultes pour la simple raison que ceux qui le débitaient n’avaient rien compris du « Comment marche le monde » et ne sont plus en âge d’apprendre quelque chose. Cependant l’occasion nous est offerte aujourd’hui d’ éclairer la lanterne de nos concitoyens sur ce sujet.

Le Sénégal avait passé commande pour la réalisation du Train Express Régional auprès du groupe Alstom (un des leaders dans le secteur) pour un montant de 780 milliards FCFA en 2016. En fin d’exercice de la même année 2016/17, les états financiers du groupe mis en ligne pour le public affichent ne serait-ce pour l’année 2016, un montant de 10 milliards d’Euros en terme de commande, et un record de commande totale pour un montant total de 34,8 milliards d’euros. Ainsi il apparait clairement que la commande du Sénégal estimait à 780 milliards de FCFA convertie à 1 milliard d’euro représente 0,1% sur les commandes de Alstom pour l’année 2016 et 0,02% sur les commandes totales du groupe. En fin de compte Alstom afficha un bénéfice de 3 milliards d’euros net de tous impots pour l’exercice 2026/17.
Il est bon de parler, mais il est mieux de maîtriser son sujet.

Revenant sur la publication du Figaro, François DELETRAZ a poussé son audace de journaliste manipulé, de journaliste téléguidé, de journaliste corrompu jusqu’à verser dans un débat auquel il ne comprend apparemment les contours.
C’est ainsi qu’il déclare dans son article : « la SETER est une filiale appartenant à 100% à la SNCF ». Tous les lecteurs Sénégalais avertis sont horripilés et surpris en même temps de cette affirmation, car étant conscients que les conséquences de cette déclaration inélégante, échappent complétement à son auteur et ne sont pas à l’abri d’un incident diplomatique. En effet, en tant qu’étranger on ne peut s’immiscer dans un sujet aussi brulant, aussi sensible d’un Etat tiers pour y raconter des inepties . C’est la crédibilité du journal Figaro qui en prend un sacré coup.

La SETER est une filiale de la SNCF dont 34% du capital appartient à l’état Sénégalais à travers la société SENTER SA. Elle n’a une once de propriété sur le Train Express régional et ses équipements.

Qu’en est-il réellement ???

Après l’acquisition du TER et la construction de ses équipements (Rails, ponts, aérogares), l’Etat du Sénégal a créé la société SENTER SA qui a eu l’exclusivité de la gestion du TER et de ses composantes. Suivant une stratégie managériale, la SENTER SA a décidé d’externaliser certaines de ses activités, notamment la conduite du train, sa maintenance, son nettoyage, bref les charges d’exploitation du TER. C’est ainsi que SENTER SA a fait appel à la SNCF (la meilleure expérience dans le domaine) à travers sa filiale SETER, dont les conditions de création sont arrimées à quelques conditions de la partie Sénégalaise. Celles plus importantes sont les suivantes.

  • La SETER sera une société de prestation de service chargée de l’exploitation du Ter pour une durée de 3ans avec transfert de compétences, dont l’Etat du Sénégal, à travers SENTER SA, paiera des redevances.
  • L’Etat du Sénégal a imposé à SETER le recrutement de 984 travailleurs Sénégalais.
  •  La participation de la SENTER SA du Sénégal dans le capital de la SETER jusqu’à concurrence de 34% constituant la minorité de blocage.

Il ressort de ce qui a été démontré supra, que la société SETER n’est , primo une exclusivité de la SNCF, secondo SETER n’a aucun titre de propriété sur le TER et ses composantes. La meilleure illustration est qu’aucun de ces éléments n’est inscrit dans le patrimoine du bilan de SETER ou dans sa comptabilité. Le Train Express Régional et ses composantes sont inscrits dans le patrimoine de la SENTER SA du Sénégal.

Il serait temps de faire comprendre à cette presse étrangère pyromane à la solde d’une certaine opposition anti républicaine, que le TER est devenu l’emblème de notre cher Sénégal, comme la Tour Eiffel pour les Parisiens, comme Big Ben pour les Londoniens.
Cette fierté, personne ne pourra nous l’enlever !!!!!!