Selon le PNUD, les DPI sont la base essentielle de la transformation numérique des pays en développement, reliant l’identité numérique, les paiements numériques et l’échange de données dans un système cohérent destiné aux citoyens. Le Bénin s’engage dans cette voie.
L’Agence des systèmes d’information et du numérique (ASIN) a organisé, le jeudi 16 juillet à Cotonou, un atelier de lancement de la feuille de route nationale des infrastructures publiques numériques (DPI) au Bénin.
L’objectif de cette réunion, qui a rassemblé des représentants de la microfinance, de l’assurance, du secteur bancaire, des opérateurs GSM, de la société civile et des partenaires internationaux, est d’établir un cadre de gouvernance visant à renforcer l’identité numérique, les paiements numériques et l’échange sécurisé des données.
Un des principes directeurs de cette démarche est le « Once Only » : le citoyen ne devrait fournir une information à l’État qu’une seule fois, les administrations devant ensuite se charger de la partager entre elles. « L’État ne devrait pas délivrer des actes pour ensuite demander aux citoyens de les lui redonner. « Nous œuvrons activement pour que cette situation cesse », a déclaré le directeur général de l’ASIN, Marc-André Loko.
Cette ambition se situe dans la vision du président Romuald Wadagni qui avait exprimé dans son projet de société, la volonté de simplifier la vie des populations grâce au numérique notamment à travers une plateforme d’inclusion financière pour les jeunes et les femmes. Le rapport « Africa’s Digital Policy Review » publié en mars par l’organisation de recherche DigitA indique que l’année 2026 sera décisive pour les DPI en Afrique. Les gouvernements passent du stade de la planification à celui de la mise en œuvre effective de systèmes d’identité numérique, de paiement et d’échange de données.
Plus de 32 pays du continent accélèrent la mise en œuvre de leurs DPI dans le cadre de l’initiative internationale « 50-in-5 ». Le programme mondial sur les DPI de la Banque mondiale présente des résultats concrets dans d’autres pays africains : en Éthiopie, plus de 36,6 millions de résidents sont désormais enregistrés dans le système Fayda ID ; au Nigeria, plus de 100 millions de numéros d’identification nationale ont été délivrés.